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Le CSA rappelle les règles sur le temps de parole des candidats

Le Conseil supérieur de l'Audiovisuel a rappelé mercredi les règles régissant le temps de parole des politiques, alors que le PS a émis des craintes sur la comptabilisation de l'expression de ses candidats dans les débats de la primaire socialiste.
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France Télévisions
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Des membres du CSA en conférence de presse (26/05/2009) (AFP / Bertrand Langlois)

Le Conseil supérieur de l'Audiovisuel a rappelé mercredi les règles régissant le temps de parole des politiques, alors que le PS a émis des craintes sur la comptabilisation de l'expression de ses candidats dans les débats de la primaire socialiste.

Harlem Désir, premier secrétaire du PS par intérim, a pointé le risque que le candidat issu de la primaire ne soit "restreint dans sa possibilité de faire campagne dans les médias", si on y inclut les débats d'avant-primaire. Selon lui, "les règles sont contraignantes et assez peu égalitaires, l'opposition" ne disposant "que d'un tiers du temps de parole politique global", hors période électorale, ce qui est le cas de la primaire.

Interrogé par l'AFP, le CSA a souligné que les primaires seraient régies selon la règle suivante: "On additionne les temps des représentants du pouvoir (président de la République, gouvernement, majorité parlementaire) et on rend au moins 50% de ce temps cumulé aux représentants de l'opposition parlementaire." L'instance a poursuivi par une mise au point: "C'est le cadre juridique classique hors période électorale. On n'est donc pas du tout dans l'idée de deux tiers/un tiers (pouvoir/opposition)." Le Conseil a estimé que ce qu'a dit Harlem Désir n'était "pas tout à fait exact".

Harlem Désir a aussi soulevé la question du début de la période électorale. En 2007, "cette période débutait le 1er décembre", a-t-il noté, or, "il semble qu'il y ait une tentation (...) de faire débuter" cette période "plus tard", ce qui "handicaperait considérablement notre candidat".

Réponse du CSA: "Après la présidentielle de 2007, on s'était interrogé sur le fait de savoir s'il ne fallait pas faire débuter" cette période "en janvier ou en février de l'année 2012. Aujourd'hui, ce n'est pas tranché". "Si on ouvre la période de recommandation très tôt, au moment où le maximum de candidats se déclarent, les parts dans le gâteau sont d'autant plus petites pour chacun des candidats", a-t-on fait valoir. En effet, en période électorale, il n'y a plus de décompte par formation. "La règle change: dès lors que vous êtes candidat ou même candidat supposé, on ouvre un décompte et donc s'il y a 40 candidats, il y a aura 40 décomptes".

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