Le casier judiciaire d'Ali Soumaré, chef de file de la liste PS dans le Val-d'Oise aux élections régionales est vide

C'est ce qu'affirme Le Canard Enchaîné qui publie dans son édition de mercredi, un fac similé de cet extrait appelé "bulletin numéro deux", où sont mentionnées les condamnations, portant la mention "néant".En réaction aux attaques dont il a été la cible, M. Soumaré a porté plainte contre X le 4 mars, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Ali Soumaré, tête de liste socialiste dans le Val-d\'Oise.
Ali Soumaré, tête de liste socialiste dans le Val-d'Oise.

C'est ce qu'affirme Le Canard Enchaîné qui publie dans son édition de mercredi, un fac similé de cet extrait appelé "bulletin numéro deux", où sont mentionnées les condamnations, portant la mention "néant".

En réaction aux attaques dont il a été la cible, M. Soumaré a porté plainte contre X le 4 mars, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Déposée auprès du doyen des juges d'instruction du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, Sylvie Zimmermann, cette plainte devrait entraîner l'ouverture d'une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction.

L'avocat du candidat socialiste, Me Jean-Pierre Mignard, a précisé que "cette plainte a été déposée contre X mais qu'elle (s'appuyait) notamment sur le communiqué de Francis Delattre et Sébastien Meurant (maires UMP de Franconville et Saint-Leu-La-Forêt, ndlr)" dans lequel les élus décrivaient, le 19 février, M. Soumaré comme un "délinquant multirécidiviste chevronné".

M. Soumaré a également assigné au civil à Paris MM. Delattre, Meurant, ainsi qu'Axel Poniatowski, tête de liste de la majorité présidentielle aux régionales en Ile-de-France dans le Val-d'Oise, selon Me Mignard.

Par ailleurs, le directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Péchenard, a indiqué la semaine dernière avoir ouvert "une enquête interne" après avoir été saisi d'une demande par le président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, Alex Türk. Ce dernier s'interroge sur l'origine des accusations ayant visé M. Soumaré et veut savoir si elles ne proviendraient pas de policiers qui auraient consulté le Système de traitement des infractions constatées, un fichier de police controversé.

M. Péchenard avait précisé à l'AFP qu'il espérait pouvoir fournir une réponse à M. Türk sur cette enquête "dans le courant" de cette semaine.