La visite du chantier de Nicolas Sarkozy dans l'Essonne manquait peut être un peu de spontanéité

Travailler plus nombreux pour faire de plus belles images. La visite de Nicolas Sarkozy sur un chantier dans l’Essonne à défaut de faire couler le béton fait couler beaucoup d’encre. La spontanéité de la rencontre avec des ouvriers aurait été un peu "arrangée".

Franceinfo
Franceinfo (Franceinfo)

"Caméra ou pas caméra ",  c’est la réponse de Nicolas Sarkozy jeudi à un
ouvrier qui lui demandait s’il comptait ou non se présenter à l’élection
présidentielle. Caméra ou pas caméra, telle est la question qui semble
finalement être la plus importante dans cette campagne  qui s’annonce. 

Nous sommes dans l’Essonne, à Mennecy, pour parler de
logement, et d’après certains témoignages, on aurait rameuté le ban et l’arrière
ban, afin que le Président se retrouve non pas face à quelques ouvriers, mais
au cœur d’un groupe conséquent de casques de chantier. C’est un cadre de l’entreprise
qui aurait vendu la mèche d’après le site internet d’Europe 1. Il explique que les
responsables de sa société ont souhaité doubler les effectifs de personnels présents
au moment de la visite présidentielle. Et cerise sur le "chantier",
il aurait été demandé à certains d’entres eux de faire semblant de travailler.
Semblant, car la température au moment des faits ne permettait pas de faire
couler le moindre litre de ciment.

Qui est responsable de cette petite mise en scène, l’Elysée

ou l’entreprise de BTP ?

Personne à en croire et l’Elysée et le maître d’ouvrage du
chantier, l’Immobilière 3F. Le Palais présidentiel s’agace de la polémique en expliquant que "c’est
n’importe quoi", que tous les ouvriers présents étaient concernés par
le chantier car ils avaient été conviés par l’entreprise. L’Immobilière 3F,
contredit également l’information en expliquant que les 67 ouvriers qui étaient
présents travaillent quotidiennement sur le chantier.

Cela dit, il se pourrait
bien que tout le monde joue sur les mots dans cette affaire. La directrice de cabinet du président
socialiste du conseil général de l’Essonne, soulignant malicieusement comme pour compliquer les choses, qu’aucun
ouvrier n’était censé travailler ce jeudi en raison de la météo.