Rentrée politique : le gouvernement ne va ralentir "ni les réformes, ni la transformation du pays"

Gilles Le Gendre, député de Paris et porte-parole du groupe La République en marche à l'Assemblée, s'est dit mercredi "serein", quant à la rentrée politique du gouvernement.

Le député Gilles Le Gendre, le 10 juillet 2018 à l\'Assemblée nationale.
Le député Gilles Le Gendre, le 10 juillet 2018 à l'Assemblée nationale. (ALEXIS SCIARD / MAXPPP)

Gilles Le Gendre, député de la 2e circonscription de Paris et porte-parole du groupe La République en marche (LREM) à l'Assemblée, assure mercredi 22 août sur franceinfo que le gouvernement ne va pas "ralentir les réformes, ni la transformation du pays". Il rappelle que l'engagement "a été pris que le déficit public serait nul à la fin du quinquennat". C'est ce mercredi la rentrée du gouvernement, avec le premier conseil des ministres.

franceinfo : Dans quel état d'esprit êtes-vous en cette rentrée ?

Gilles Le Gendre : Je suis très serein. Je sens monter la fébrilité, l'inquiétude, le suspens depuis lundi mais il n'y a aucun suspens. Nous avons un programme qui est absolument connu, qui est sur la table et que nous allons continuer à dérouler. Ce ne sont pas les deux petites semaines d'interruption de vacances qui vont changer la nature du cap ni le rythme. Nous n'allons pas ralentir les réformes, nous n'allons pas ralentir la transformation du pays. Nous sommes élus pour cinq ans, notre programme doit se dérouler sur cinq ans et il produira ces effets petit à petit.

Redoutez-vous des oppositions revigorées ?

S'il faut que l'opposition ne se revigore que sur l'affaire Benalla, c'est assez désespérant. J'aimerais une opposition qui se revigore sur des propositions. Est-ce-que vous avez entendu, depuis un an, Laurent Wauquiez proposer des solutions pour relancer la mécanique européenne ? Sur l'immigration ? Sur l'emploi ? Une opposition, dans l'état où sont les partis d'opposition aujourd'hui, ne peut redevenir audible qu'à partir de propositions et de programmes.

Est-il possible de tenir l'objectif fixé par la Commission européenne, qui est de réduire le déficit à 2,3% alors que la croissance est moins importante qu'espérée ?

Cet objectif n'est pas fixé par la Commission européenne mais par nous-mêmes et c'est l'engagement que nous avons pris auprès des Français. Nous voulons réduire le poids de la dette pour nos enfants, nos petits-enfants et nos arrière-petits-enfants. Pour cela, nous avons pris l'engagement que notre déficit public serait nul à la fin du quinquennat. Chaque budget doit y concourir et nous en avons quatre. Le premier étant celui que nous sommes en train de préparer pour 2019. En même temps, nous devons réformer profondément la sphère publique, pas simplement pour produire des économies mais pour la rendre plus efficace, qu'elle protège mieux les Français et qu'elle rende des services de meilleure qualité à nos concitoyens. Il n'y a pas de fétichisme budgétaire mais l'engagement que nous avons pris sera tenu.