Dépenses des ministres : faut-il plus les encadrer ?

Une des conséquences de l'affaire François de Rugy serait le tour de vis qui devrait être annoncé par le Premier ministre sur le train de vie des membres du gouvernement. Les frais de représentation pourraient ainsi être plus encadrés, comme la gestion des logements de fonction.

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L'exemplarité, une vertu revendiquée par l'exécutif. Mais les ministres ne sont-ils pas déjà sous surveillance ? Dès mai 2017, à peine entré dans son bureau, Édouard Philippe rédige une circulaire très ferme, notamment sur le train de vie des ministres. Des principes rappelés il y a quelques mois en réponse à une députée. "Les dépenses à caractère personnel ou familial des membres du gouvernement ne peuvent en aucun cas être prises en charge par l'État", écrit Matignon en février dernier.

Des frais de représentation de 150.000 euros par an pour un ministre

Une précision est également faite sur le montant des frais de représentation des membres du gouvernement.  De 100.000 euros par an pour un secrétaire d'État à 150.000 pour un ministre, utilisables par exemple lors de la réception d'homologues étrangers ou d'élus. Mais existe-t-il néanmoins encore des zones d'ombre ? Oui et en particulier sur les logements de fonction. Matignon pourrait apporter des précisions à ce sujet. De manière générale, les ministres ne savent pas toujours ce qu'ils ont ou non le droit de faire.

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Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy (gauche), et le Premier ministre Edouard Philippe, à l\'Elysée, à Paris, le 23 mai 2019.
Le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy (gauche), et le Premier ministre Edouard Philippe, à l'Elysée, à Paris, le 23 mai 2019. (LUDOVIC MARIN / AFP)