Coronavirus : les petites phrases politiques inspirées par la crise

Retour dimanche 31 mai sur les petites phrases et les bons mots politiques entendus à l’Assemblée nationale pendant la pandémie de coronavirus.

franceinfo

"Nous traversons une épreuve qui marquera l'histoire de notre pays avec son cortège d’épreuves, d’incertitudes et de doutes", explique Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, le 28 avril dernier. Il faut dire qu'avec la crise sanitaire du Covid-19, l'heure fut souvent grave dans l'hémicycle et les mots prononcés se voulaient à la hauteur de la situation. "Si c'est une guerre (contre le virus), c'est une guerre de position, une guerre de tranchées, et chaque jour, le front qui s'élargit dans de nouveaux pays", déclarait Olivier Faure, le premier secrétaire du Parti socialiste, le 28 avril.

"Allégement de la gravité générale"

Dans une Assemblée nationale réduite, figée souvent, ces deux mois furent l'occasion pour de nombreux hommes politiques de sortir de leur registre. "Nous allons voir ce que l'humanité a de plus beau et aussi peut-être ce qu'elle a de plus sombre", prophétisait le Premier ministre Édouard Philippe le 21 mars. Durant toute cette période, les parlementaires ont souvent cherché le bon mot à la tribune. "C’est une forme de mise à distance, d’allégement de la gravité générale, c’est un contrepoint nécessaire auquel les médecins sont très habitués", note une universitaire qui analyse le langage.

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Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure à l\'Assemblée nationale, le 25 février 2020.
Le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure à l'Assemblée nationale, le 25 février 2020. (LUDOVIC MARIN / AFP)