"Tes tweets t'éloignent de ce que nous sommes" : Christophe Castaner recadre la députée Agnès Thill après des propos sur Gabriel Attal

La députée La République en marche de l'Oise a fait une remarque, mercredi, sur l'homosexualité du secrétaire d'Etat. Le ministre de l'Intérieur lui a répondu.

La députée LREM de l\'Oise Agnès Thill sur les bancs de l\'Assemblée nationale, le 5 février 2019.
La députée LREM de l'Oise Agnès Thill sur les bancs de l'Assemblée nationale, le 5 février 2019. (MAXPPP)

"Chacun de tes tweets t'éloigne de ce que nous sommes." La députée de la majorité Agnès Thill une nouvelle fois recadrée, et cette fois par le ministre de l'Intérieur directement. "Les mots qui blessent, les paroles qui ostracisent disqualifient – toujours – leurs auteurs et leurs thèses", écrit Christophe Castaner sur Twitter. Il fait référence aux propos sur la PMA et les couples homosexuels qu'elle a tenus un peu plus tôt.

Sur Twitter, Agnès Thill a partagé un article de Têtu dans lequel Gabriel Attal se confie sur son homosexualité et son désir d'enfant. Le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse explique ne pas être contre une "gestation pour autrui (GPA) éthique". La députée a "agrémenté" son tweet du commentaire suivant : "La couleur est annoncée." 

Ce n'est pas tout : mardi, déjà, Agnès Thill avait créé la polémique en réagissant toujours sur Twitter à une tribune du collectif SOS Homophobie sur le mariage pour tous, et publiée sur Têtu.

"Enièmes dérapages"

Le ministre de l'Intérieur n'est pas le seul à hausser le ton. D'autres membres de la majorité ont dit ce qu'ils pensaient de la (nouvelle) sortie de la députée En marche. "Enièmes dérapages d'Agnès Thill", dénonce par exemple côté Mounir Majhoubi, député LREM et candidat à la mairie de Paris. Autre réaction, celle de la députée de l'Allier, Laurence Vanceunebrock-Mialon, qui a interpellé Gilles Le Gendre sur Twitter, laissant entendre qu'elle pourrait déposer plainte.

La députée de Beauvais n'en est pas à son premier dérapage. Elle a notamment évoqué l'existence d'un supposé "lobby LGBT à l'Assemblée nationale", ou encore comparé la souffrance des femmes seules en quête de PMA à celle des "drogués". Elle a aussi considéré que "l'absence de genre dans le mot parent" favoriserait "l'éclosion d'écoles coraniques".