Cet article date de plus de neuf ans.

La justice autorise la parution du livre de Marcela Iacub sur DSK, mais avec un encart

Le texte de l'encart devra mentionner que le livre porte atteinte à la vie privée de DSK. L'éditeur devra verser 50 000 euros de dommages et intérêts à l'ancien patron du FMI.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
"Belle et Bête", de Marcela Iacub, qui raconte son aventure avec DSK, doit paraître en librairie mercredi 27 février 2013, avec un encart imposé par la justice. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

La justice française a autorisé, mardi 26 février, la parution du livre Belle et Bête de Marcela Iacub, dans lequel l'essayiste raconte son aventure avec Dominique Strauss-Kahn, qu'elle qualifie sans le nommer de "mi-homme, mi-cochon". La 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris a toutefois demandé qu'un encart soit inséré dans chaque exemplaire. Le texte devra mentionner que le livre porte atteinte à la vie privée de l'ancien patron du FMI, selon l'ordonnance. Marcela Iacub et son éditeur Stock doivent aussi verser 50 000 euros de dommages et intérêts à DSK.

La justice a également ordonné que Le Nouvel Observateur, qui avait publié les "bonnes feuilles" du livre, place un communiqué judiciaire sur la moitié de sa une. L'hebdomadaire devra par ailleurs verser 25 000 euros de dommages et intérêts à DSK.

La demande d'interdiction de diffusion du livre, réclamée à titre subsidiaire par les avocats de DSK, a en revanche été rejetée. "Nous sommes extrêmement satisfaits que notre demande principale ait été acceptée", a déclaré Richard Malka, avocat de DSK, soulignant que le Nouvel Obs était condamné "comme la presse à scandale". L'hebdomadaire n'a pas souhaité réagir mardi soir.

DSK "horrifié" par le procédé "malhonnête et mercantile" 

L'ex-patron du Fonds monétaire international s'était présenté au palais de justice de Paris, mardi, pour demander en référé la saisie du livre de Marcela Iacub. "Est-ce normal de tirer sur un homme assez à terre ?", a t-il demandé face à la juge des référés.

DSK a dénoncé un texte qui faisait "fi de la dévastation" de sa "vie privée", de sa "vie familiale", "de la psychologie de [ses] enfants". Il s'est dit "choqué" par le livre de la juriste relatant leur relation, qu'il a jugé "méprisable et mensonger". "Je suis horrifié par le procédé malhonnête et mercantile visant à tromper les lecteurs"

Marcela Iacub lui a demandé pardon dans un mail

Dans un mail daté du 26 novembre 2012, Marcela Iacub demande "pardon" à DSK, lui expliquant que sa "conscience" la "travaille". Le mail en question a été publié mardi par le site internet du journal Metro et lu à l'audience par les avocats de Dominique Strauss-Kahn. L'essayiste assure s'être laissée "entraîner d'une manière un peu légère dans un projet [le] concernant auquel [elle n'aurait] pas dû participer." Ces "gens", dit-elle à son ancien amant, "se sont servis de moi comme d'un instrument pour te nuire".

Selon son avocat, Christophe Bigot, interrogé sur cet échange, sa cliente "ne se souvient pas de ce mail. Je lui ai dit : cherchez-le ! Elle m'a répondu : je n'en ai pas le courage", a-t-il expliqué. Marcela Iacub lui a ensuite assuré n'avoir été "[manipulée] par personne".

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Politique

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.