Raquel Garrido et ses cotisations non payées : la polémique en cinq actes

L'avocate et porte-parole de La France insoumise n'a pas payé ses cotisations à l'Ordre des avocats depuis un an, a révélé "Le Canard enchaîné".

Raquel Garrido au palais de justice de Paris, le 10 avril 2014. 
Raquel Garrido au palais de justice de Paris, le 10 avril 2014.  (CITIZENSIDE/PATRICE PIERROT / CITIZENSIDE / AFP)

Raquel Garrido sur la défense. L'avocate et porte-parole de La France insoumise doit faire face à des accusations de non-paiement de ses cotisations à l'Ordre du Barreau de Paris, ainsi qu'à la Caisse nationale des barreaux français (CNBF), l'organisme de gestion des pensions de retraite des avocats. Des révélations faites par Le Canard enchaîné dans son édition datée du 4 octobre. La responsable politique s'est depuis défendue. Franceinfo revient en actes sur cette polémique.

Acte 1 : cotisations sociales et de retraite oubliées

Le Canard Enchaîné, dans son édition du 4 octobre, révélait que l'avocate n'a pas payé ses cotisations sociales à la Caisse de retraite des avocats depuis six ans, ni ses cotisations à l'Ordre des avocats depuis un an. "Depuis six ans qu'elle a enfilé la robe noire, elle a oublié de régler ses cotisations sociales à la Caisse de retraite des avocats, à laquelle elle doit 32 215 euros", notait l'hebdomadaire satirique. Contactée dès cette publication, Raquel Garrido n'a pas répondu à franceinfo.

Acte 2 : échéancier négocié avec le Barreau

Mercredi 4 octobre, le Barreau de Paris a annoncé avoir convenu d'un échéancier pour payer ses cotisations auprès de l'Ordre des avocats. Raquel Garrido "a été convoquée devant la Commission compétente le 20 septembre 2017 et a pris des engagements et convenu d'un échéancier", selon le Barreau.

Acte 3 : démenti de la Caisse de retraite des avocats

La Caisse nationale des barreaux français (CNBF) a pour sa part qualifié d'"inexactes", dans un communiqué, "les informations mettant en cause un avocat et par voie de ricochet, la CNBF, en ce qu'elle n'assumerait pas ses missions de recouvrement".

Acte 4 : ouverture d'une "enquête déontologique"

En parallèle à cette affaire de cotisations, l'avocate, mais aussi chroniqueuse pour l'émission "Les Terriens du dimanche" sur C8, doit répondre à ses pairs après le déclenchement d'une "enquête déontologique" liée à sa "question posée au Premier ministre le 31 août". 

"Mon Ordre m’a demandé des observations sur mon statut auprès de TéléParis, la maison de production, pour s’assurer que je n’étais pas salariée et que je restais indépendante", explique-t-elle à L'Obs.  Elle dit avoir répété à l'Ordre ce qu’elle avait déjà exprimé publiquement : "Je ne suis pas journaliste et je ne compte pas l’être. Je ne suis pas salariée ni dans aucun statut incompatible avec ma déontologie professionnelle."

Acte 5 : Raquel Garrido répond sur le compte Snapchat de Jeremstar

Dernier rebondissement vendredi 6 octobre, sous une forme inédite. Raquel Garrido est revenue sur son absence de cotisations auprès de l'Ordre des avocats, à l'occasion d'une "story" Snapachat en compagnie de la star people des réseaux sociaux Jeremstar. "Evidemment, des fois on est à découvert, comme dans toute la France, il y a parfois des difficultés économiques pour les gens normaux. Donc oui, parfois on galère", explique-t-elle dans cette vidéo. 

JEREMSTAR / SNAPCHAT