Raphaël Glucksmann empêché de manifester : "On ne va pas rester 25 ans sur un incident qu'il monte lui-même en épingle", s'agace Mathilde Panot

La présidente du groupe de La France insoumise à l’Assemblée nationale était l'invitée du "8h30 franceinfo", jeudi 2 mai.
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Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, invitée du "8h30 franceinfo", jeudi 2 mai 2024. (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)

Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place publique aux élections européennes, a dû être exfiltré du cortège à Saint-Étienne, mercredi 1er mai. Il pointe du doigt La France insoumise. C'est "une manœuvre politicienne" de sa part, réagit Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale sur franceinfo jeudi. "Il a menti", ajoute-t-elle. "On ne va pas rester 25 ans sur un incident qu'il monte lui-même en épingle pour, encore une fois, accuser les Insoumis qui ne sont responsables de rien." Raphaël Glucksmann déclare que "l'extrême droite est son adversaire tout en tapant sur LFI", alors que "ce sont les Jeunes communistes", les responsables, affirme-t-elle.

"Ce qui est sûr, c'est qu'il y avait des drapeaux de partis politiques, des drapeaux de la Révolution permanente et de La France insoumise", a affirmé Raphaël Glucksmann, mardi 1er mai, après avoir été contraint de quitter le défilé stéphanois. "C'est leur conception du débat démocratique. Ce n'est pas la nôtre", a regretté le candidat au micro de France Bleu Saint-Étienne Loire.

"Nous, on est des démocrates de combat, des démocrates jusqu'au bout des ongles. On exclut a priori toute violence physique et verbale de la confrontation politique qui fait vivre la démocratie. Ils ont décidé de faire une campagne qui électrisait tout", a-t-il ajouté, avant de cibler La France insoumise : "Alors qu'on a une extrême droite à 40%, 80% de leurs tweets sont consacrés à Raphaël Glucksmann et à la liste Socialiste-Place publique". Le député européen estime que les Insoumis "ont choisi leur adversaire".

Une participation des Jeunesses communistes

Mercredi soir, Raphaël Glucksmann a renouvelé ses critiques envers LFI, vidéo à l'appui. Dans une interview à TF1 et LCI, Lionel Jamon, suppléant de la candidate insoumise aux législatives de 2022 dans la sixième circonscription de la Loire, revendique "avoir fait partie de ceux qui ont expulsé" l'essayiste du cortège. Il témoigne avec un drapeau LFI sur l'épaule. "Je ne connais pas ce militant", répond Mathilde Panot, qui renvoie au post de Jean-Luc Mélenchon, sur X. Il "désapprouve totalement l'expulsion de Raphaël Glucksmann" qui "fournit une diversion médiatique contre le 1er-Mai et un rôle de victime à Glucksmann qui en profite pour nous accuser".

"C'est la première fois qu'on nous demande de nous excuser pour une action qui n'est pas revendiquée par nous", dénonce encore la présidente du groupe LFI à l'Assemblée nationale. "Ceux qui ont revendiqué, ce sont les Jeunes communistes, vous devez demander à Fabien Roussel [secrétaire national du PCF] ce qu'il en pense", lance-t-elle. Les Jeunes communistes de la Loire ont en effet reconnu auprès de l'AFP avoir "contribué à cette action, comme d'autres organisations"

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