Présidentielle 2022 : "Nous pouvons faire une union extrêmement large" autour de Jean-Luc Mélenchon, assure Mathilde Panot

Le présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale a estimé dimanche sur franceinfo, après le premier meeting de Jean-Luc Mélenchon, que les idées du candidat à l'élection présidentielle sont "très majoritaires".

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Radio France
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Jean-Luc Mélenchon lors de son premier meeting dans le cadre de la campagne pour l'élection présidentielle 2022, le dimanche 5 décembre 2021 à Paris. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

"Nous avons réussi à faire l'union autour d'un programme", a assuré dimanche 5 décembre sur franceinfo la présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot, après le meeting de Jean-Luc Mélenchon à Paris-La Défense. Selon elle, le candidat LFI à l'élection présidentielle peut rassembler autour de "l'augmentation du Smic, la retraite à 60 ans, la Constituante ou encore la fin du glyphosate, qui sont des idées très majoritaires dans notre pays".

franceinfo : Jean-Luc Mélenchon estime qu'il y a "un trou de souris" pour accéder au second tour. Comment comptez-vous l'agrandir ?

Mathilde Panot : Le meeting que nous venons de faire contribue à cet élargissement. Dans le parlement de l'Union populaire que nous avons mis en place, il y a des associatifs comme l'ancienne porte-parole [de l'organisation altermondialiste] Attac, l'ancien président de la [Fédération des conseils de parents d'élèves] ou encore l'ancien secrétaire national du Secours populaire. Il y a aussi des politiques, comme l'ancien porte-parole de Sandrine Rousseau, Thomas Portes, et le maire communiste de Stains. Il y a enfin des intellectuels et des artistes comme l'écrivaine Annie Ernaux, l'actrice Liliane Rovère ou encore des syndicalistes comme [l'inspecteur du travail] Anthony Smith. Bref, (...) la stratégie que nous menons, celle de l'Union populaire, [fonctionne] parce que nos idées sont majoritaires dans le pays.

C'est pour rassembler des gens de gauche qui ne se parlent plus ou pour montrer que Jean-Luc Mélenchon n'est pas le seul à décider au sein du parti ?

Jean-Luc Mélenchon n'a jamais été seul. C'est ce qu'on disait déjà en 2017. Depuis, nous avons un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale ainsi qu'au Parlement européen. Nous avons réussi à faire l'union autour d'un programme avec ces personnalités que nous pouvons agréger. Ne vous inquiétez pas, à l'avenir, nous allons encore nous élargir.

Il y avait 3 000 personnes au meeting de Jean-Luc Mélenchon dimanche après-midi, quand il y en a eu plus de 10 000 à Villepinte pour Eric Zemmour. On voit bien que c'est du côté de la droite que le rapport est favorable...

Non, pas du tout. Déjà, nous étions 5 000 au meeting. Nous avions décidé de ce meeting, avant Eric Zemmour d'ailleurs, notamment parce que c'était le lendemain de la désignation du candidat Les Républicains. Et si nous voulons jouer au jeu des chiffres, je donne rendez-vous à tout le monde à la marche du 20 mars que nous organiserons sur la VIe République. Ça a déjà monté en puissance avec 265 000 soutiens. Aucun candidat n'a cette force aujourd'hui. Ce que nous avons démontré aujourd'hui, c'est que nous pouvons faire une union extrêmement large autour d'idées comme l'augmentation du Smic, la retraite à 60 ans, la Constituante ou encore la fin du glyphosate, qui sont des idées très majoritaires dans notre pays. Nous pouvons aller au second tour et l'emporter pour changer radicalement la vie des gens.

Il a été beaucoup question d'environnement dans le discours de Jean-Luc Mélenchon cet après-midi. Ça veut dire que c'est derrière vous qu'il faut s'unir plutôt que derrière les écologistes ?

Je crois que nous, nous avons choisi très clairement. Il n'est pas possible de faire un capitalisme vert parce que nous avons un problème avec le capitalisme. La candidature de Jean-Luc Mélenchon est celle de la rupture avec nos modes de production et de consommation qui sont responsables de l'impasse dans laquelle nous sommes. Oui, avec Jean-Luc Mélenchon, nous en finirons avec le libre-échange, nous en finirons avec une agriculture qui tue d'abord et avant tout les paysans et qui empoisonne l'ensemble de la population. Nous ferons une grande bifurcation écologique et solidaire de nos modèles de production et de consommation, ce qui créera des millions d'emplois dans notre pays. C'est Jean-Luc Mélenchon qui, aujourd'hui, porte le projet écologique le plus conséquent, le plus poussé sur terre et qui, par ailleurs, a déjà beaucoup de propositions de lois qui sont d'ores et déjà prêtes lorsque nous arriverons au pouvoir.

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