Caricaturée dans "Valeurs Actuelles", Danièle Obono dénonce une image "d’une violence sans nom" et envisage de porter plainte

La députée La France insoumise s'est dite sur franceinfo indignée par une "attaque d’un organe d’extrême droite qui se pare de la fiction pour pouvoir la mener".

Danièle Obono, députée La France insoumise de Paris, le 28 juillet 2020 à l\'Assemblée nationale.
Danièle Obono, députée La France insoumise de Paris, le 28 juillet 2020 à l'Assemblée nationale. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Une image "révoltante, avilissante, d’une violence sans nom" : Danièle Obono a dénoncé, samedi 29 août sur franceinfo, la caricature publiée dans l'hebdomadaire Valeurs Actuelles la représentant en esclave, enchaînée au cou. "J’étudie sérieusement la question de porter plainte", a ajouté la députée La France insoumise de Paris.

Le magazine a publié cette image pour illustrer un "roman-fiction" qui met en scène Danièle Obono en Afrique, au 18e siècle. Un texte, titré "Obono l'Africaine", qui fait partie d'une série d'été de Valeurs actuelles qui propose de "plonger une personnalité contemporaine dans une période du passé". La députée dénonce une "attaque d’un organe d’extrême droite, qui se pare de la fiction pour pouvoir la mener. Ce n’est pas la première […]. On sait d’où ils viennent, on veut les faire retourner dans les poubelles de l’Histoire".

"Nous lui présentons nos excuses"

Le magazine Valeurs actuelles a depuis présenté ses excuses, et assure que ce texte n'a "rien de raciste". Des excuses que n’accepte pas la députée LFI : "Je ne souhaite pas m’adresser à ces personnes."

Je ne débats pas avec l’extrême droite, je la combats par les idées, par le débat démocratique. Et c’est ce que je vais continuer à faire.Danièle Obonoà franceinfo

Les réactions politiques de soutien à Danièle Obono ont afflué toute la journée de samedi, de son camp jusqu’au Rassemblement national, en passant par Jean Castex et Emmanuel Macron qui a "laissé un message", confirme Danièle Obono. La députée parisienne a tenu à remercier "toutes les personnes qui [lui] ont exprimé leur soutien" : "Je salue le soutien des forces républicaines, même quand il s’agit du gouvernement." Danièle Obono appelle désormais la majorité à répondre. "Au-delà des propos, il faut les actes, a-t-elle lancé. Il faut arrêter de banaliser les idées de l’extrême droite, de les reprendre à son compte et de les légitimer, d’une certaine manière."