Ce que l'on sait de la future direction collégiale de l'UMP

Jean-François Copé et François Fillon se sont mis d'accord mardi sur la mise en œuvre de l'accord du 17 décembre et présenteront la nouvelle direction la semaine prochaine. 

François Fillon et Jean-François Copé sur le plateau de l\'émission \"Des paroles et des actes\" de France 2, le 25 octobre 2012. 
François Fillon et Jean-François Copé sur le plateau de l'émission "Des paroles et des actes" de France 2, le 25 octobre 2012.  (CHRISTOPHE ENA / AP / SIPA)

L'UMP voit enfin le bout du tunnel. Jean-François Copé et François Fillon sont tombés d'accord, mardi 8 janvier, pour présenter au début de la semaine prochaine la direction collégiale de l'UMP. Cette nouvelle équipe dirigeante est censée mettre un terme à la crise qui a agité fin 2012 le principal parti d'opposition.

Par cette rencontre, les deux rivaux se sont donc mis d'accord sur la mise en œuvre de l'accord du 17 décembre, qui met fin à un mois de guerre ouverte. Ils s'étaient engagés dans ce texte commun à organiser une nouvelle élection pour la présidence du parti, prévue le 15 septembre prochain, et à mettre en place une direction collégiale composée de copéistes et de fillonistes. Francetv info résume ce que l'on sait déjà de cette future direction.

Deux copéistes, deux fillonistes

Outre Jean-François Copé à la présidence du parti, l'accord prévoit l'ébauche d'une direction collégiale avec les copéistes Luc Chatel au poste de vice-président délégué et Michèle Tabarot comme secrétaire générale. Le filloniste Laurent Wauquiez sera vice-président et Valérie Pécresse, également soutien de François Fillon, secrétaire générale déléguée.

La trésorerie aux copéistes

Le poste très sensible de trésorier ira à la députée de la Marne Catherine Vautrin, proche de Jean-François Copé, après la démission du filloniste Dominique Dord fin novembre. Il a claqué la porte en pleine tempête, en accusant le clan Copé d'utiliser les moyens, financiers et de communication, du parti pour faire élire leur candidat.

NKM n'est "pas demandeuse"

Nathalie Kosciusko-Morizet a assuré n'être "pas demandeuse" d'un poste, mais a tout de même laissé entendre qu'une place dans une commission l'intéressait, mardi. "La seule chose qui m'intéresse dans ce contexte, c'est la commission des statuts, c'est-à-dire réécrire les conditions des futures élections, de la gouvernance du parti et y faire entendre la voix des militants", a déclaré la députée UMP de l'Essonne, sur France Info.

Des postes stratégiques en suspens

Reste à pourvoir l'ensemble des autres postes du parti et notamment ceux, stratégiques, de la commission d'investiture, de la commission des statuts et du bureau politique. Le tout selon un dosage associant partisans des deux camps, non-alignés et représentants des différentes motions en lice lors de l'élection du 18 novembre.

Le RUMP dissout le 15 janvier

La mise en place de cette nouvelle direction est la condition posée pour la dissolution, prévue en principe le 15 janvier, du groupe dissident de François Fillon à l'Assemblée nationale, le Rassemblement UMP (RUMP).