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La conférence sociale s'ouvre dans un climat tendu

Syndicats et patronat doivent se retrouver autour de François Hollande lundi et mardi. Mais ils sont en désaccord sur de nombreux sujets, comme le pacte de responsabilité ou le compte pénibilité.

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France Télévisions
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François Hollande quitte son pupitre après un discours à l'Elysée, le 24 juin 2014. (PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)

Croissance, réformes, austérité... François Hollande a rendez-vous lundi 7 juillet avec le patronat et les syndicats pour sa troisième conférence sociale, un test pour le dialogue social qui lui est cher, mais qui intervient dans un climat tendu par la mise en œuvre du pacte de responsabilité et les récentes décisions du gouvernement. "L'enjeu de la conférence, ce sera avant tout l'emploi", dit-on au ministère du Travail, alors que plus de 3,3 millions de demandeurs d'emploi n'ont aucune activité.

En préambule de cette troisième grand-messe sociale du quinquennat, le chef de l'Etat rencontre lundi après-midi, à huis clos, les dirigeants des organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et patronales (Medef, CGPME,UPA), sur fond de chômage record et de croissance atone. François Hollande s'exprimera dans la foulée en séance plénière au palais d'Iéna, l'occasion pour lui de faire le point sur le pacte de responsabilité, sur lequel il compte pour sortir le pays du chômage de masse.

Menaces de boycott par les syndicats

Tous les leaders syndicaux et patronaux ont répondu présents pour cette réunion, car "débattre avec le président de la République est un acte républicain", selon Thierry Lepaon, le secrétaire général de la CGT. Mais l'ambiance risque d'être moins consensuelle que lors des deux précédentes conférences sociales. 

Pour les syndicats, les motifs de mécontentement s'accumulentLa CGT et FO, opposés au pacte de responsabilité, qu'elles ont rebaptisé "pacte d'austérité", mais aussi la CFDT, ont très mal pris les récentes décisions du Premier ministre, notamment le report partiel de l'entrée en vigueur du compte pénibilité. Autre grief, la perspective de la simplification du Code du travail, que ces syndicats ont d'ores et déjà repoussée. Accusant le gouvernement de céder aux "injonctions" du patronat, ils ont aussi reproché à Manuel Valls de ne pas les avoir consultés et ont dénoncé un "coup porté" au dialogue social. 

Résultat, si les organisations patronales, satisfaites, sont revenues sur leur menace de boycotter la conférence sociale, c'est au tour de la CGT et de FO d'envisager de la bouder partiellement. "On marquera le coup", a prévenu Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO. "Pas question de cantonner les syndicats dans un rôle de figuration", a renchéri Thierry LepaonCes deux centrales réuniront leurs instances lundi pour voir si elles participeront mardi aux sept tables rondes présidées par neuf ministres et, surtout, si elles assisteront au discours de clôture de Manuel Valls.

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