La CGT coupe l'électricité pendant le discours de Valls dans le Doubs

Le Premier ministre est venu soutenir le candidat PS à la législative Frédéric Barbier, mardi 27 janvier à Audincourt (Doubs). Mais le meeting a viré au cauchemar.

La conférence de presse du Premier ministre Manuel Valls est interrompue par une coupure de courant, mardi 27 janvier 2015 à Audincourt (Doubs). 
La conférence de presse du Premier ministre Manuel Valls est interrompue par une coupure de courant, mardi 27 janvier 2015 à Audincourt (Doubs).  (MAXPPP)

De l'électricité dans l'air, mais pas les prises. Alors que le Premier Manuel Valls venait soutenir le candidat PS Frédéric Barbier à Audincourt, près de Montbéliard (Doubs), la salle a été plongée dans le noir et le son a été coupé, faute de courant. Ce coup de la panne a duré plus d'une heure et ne doit rien au hasard, puisqu'il a été revendiquée par la CGT-Mines-énergie.

Une action pour dénoncer la loi de transition énergétique

"La Fédération Nationale des Mines Energie (FNME) CGT et ses syndicats (présents à Audincourt) soutiennent la coupure d'électricité réalisée par les électriciens et gaziers", explique le syndicat dans un communiqué. "Cette action vise à rappeler que cette loi de transition énergétique est une bonne idée, mais avec de très mauvaises solutions", poursuit le document. "Cette loi achèverait le processus de casse du service public de l'électricité".

Manuel Valls était arrivé peu après 19 heures et venait de débuter le point de presse, quand le courant a sauté. Plusieurs centaines de personnes de militants PS et de curieux ont donc patienté, tandis que le Premier ministre a pris son mal en patience, en échangeant avec le candidat à la législative partielle Frédéric Barbier et le sénateur-maire PS de Montbéliard, Martial Bourquin.

Un discours également interrompu par des notaires et un candidat dissident

Ce meeting a été compliqué pour le Premier ministre, puisque son intervention a été perturbée à plusieurs reprises par des notaires en colère, comme l'indique un journaliste du Monde. "Jamais je ne me laisserai impressionner par des manifestations", a réagi Manuel Valls. Puis le discours a été interrompu par candidat dissident Ismaël Boudjekada, comme le mentionne un journaliste de BFMTV.