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L'Europe au coeur des réactions au discours de Nicolas Sarkozy

C'est sur le thème de l'Europe mis en avant par Nicolas Sarkozy que les proches de François Hollande ont attaqué le discours de Nicolas Sarkozy. Revue des réactions dans le camp des autres candidats.
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Nicolas Sarkozy à Villepinte (AFP)

C'est sur le thème de l'Europe mis en avant par Nicolas Sarkozy que les proches de François Hollande ont attaqué le discours de Nicolas Sarkozy. Revue des réactions dans le camp des autres candidats.

Dans un communiqué, le directeur de campagne de François Hollande, Pierre Moscovici, a affirmé : "Nicolas Sarkozy fait feu de tout bois pour sauver sa campagne. Au mépris des risques de division et sans respect pour nos partenaires européens.Le candidat de l'UMP n'a plus la force d'entraîner vers le haut. Alors, il cherche à tirer la France, mais aussi l'Europe, vers le bas. Non content de diviser et de stigmatiser les immigrés et les Français issus de l'immigration sur le sol national, Nicolas Sarkozy cherche à exporter son combat."

"Au risque de l'incohérence. Les dirigeants conservateurs, si prompts à se liguer pour défendre le Président sortant, apprécieront sa menace de sortir unilatéralement de l'espace Schengen, dans le même temps où il appelle à signer le traité d'austérité au nom de la cohésion européenne. Comprenne qui pourra", a ajouté Pierre Moscovici.

Arnaud Montebourg sur twitter : "Nicolas Sarkozy devient démondialisateur. Il aurait dû se réveiller plus tôt. Ça aurait évité les 900 usines et les 750 000 emplois perdus".

Nicolas Dupont-Aignan, candidat (Debout la République) dans un communiqué :"Lorsqu'il s'en prend aux flux migratoires et à Schengen, c'est à sa propre politique que le président-candidat s'attaque. Lorsqu'il critique la commission de Bruxelles et plaide en faveur de la souveraineté nationale, c'est sa propre action qu'il désavoue".

"il dit 'l'accord ne me convient pas donc on va le changer et si on le change
pas, je m'en passerai'", "c'est exactement mon attitude" sur le traité européen et "la loi sur la concurrence libre et non faussée", a affirmé Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) sur France 5 dans l'émission "C/politique". LUi "sa fixette c'est les étrangers, c'est Schengen", Sauf que "moi je dis ça à propos du dumping social". Le président "en exercice vient de dire que c'est une méthode acceptable et jouable pour la France, donc j'avais raison".

Alexis Corbière, animateur du Front de Gauche, dans un communiqué: "Au meeting de Villepinte, les supporteurs de Nicolas Sarkozy "ont particulièrement hués les mots de +syndicats+, +assistanat+, +étrangers+, mais aussi, les chômeurs montrés parfois comme des fraudeurs, la gauche, les pseudo menaces sur les cantines scolaires et aussi les 35 heures accusées de +détruire le travail+ (...) Cette violence verbale, directement puisée dans les vieilles thématiques d'extrême droite, est une course folle derrière Marine Le Pen".

Marine Le Pen a accusé dimanche Nicolas Sarkozy, qui a multiplié les promesses volontaristes sur l'Europe, d'avoir au contraire contribué à "mettre en place" une "dictature de l'Europe" qui affaiblit la France. "La France est forte mais affaiblie par l'Europe, elle est affaiblie par la dictature de l'Europe, et cette dictature, Nicolas Sarkozy, il a contribué à la mettre en place et il a contribué à l'inscrire dans le marbre", a déclaré la candidate du Front national à l'Elysée, invitée de BFM-TV2012/Le Point-RMC.

La présidente du parti d'extrême droite a notamment fait valoir que le chef de l'Etat avait "fait voter" le traité de Lisbonne durant son mandat, alors que les Français avaient rejeté par référendum en 2005 la Constitution européenne.

La candidate écologiste à l'Elysée, Eva Joly, a accusé dimanche Nicolas Sarkozy d'avoir "donné un coup de poignard dans le dos de l'Europe" en remettant en cause les accords de Schengen dans le discours qu'il a prononcé au cours du meeting de Villepinte.

"Chaque meeting de campagne de Nicolas Sarkozy avait jusqu'alors confirmé son désarroi face à la perspective de la défaite, et son absence de principes. Mais le mur du son de la démagogie a été franchi, avec la proposition de Nicolas Sarkozy de remettre en cause les accords de Schengen", écrit la candidate Europe Ecologie-les Verts (EELV) dans un communiqué.

"En première ligne, comme d'habitude, les immigrés accusés de tous les maux et désignés à la vindicte populaire. Mais dans son viseur, le candidat de l'UMP, qui court après Marine Le Pen, a cette fois-ci choisi d'aligner l'Europe", a-t-ellepoursuivi.

François Bayrou a jugé dimanche que menacer de sortir de l'accord de Schengen comme l'a fait le chef de l'Etat à Villepinte relevait du "pur fantasme". C'est du "fantasme", "évidement cela n'existera pas", a affirmé M.Bayrou, invité de "Radio France politique".

"Qu'est-ce que ça veut dire concrètement sortir de Schengen? Cela veut dire remettre les barrières et les douaniers (...) Est-ce que vous y croyez? Est-ce qu'il y a quelqu'un d'assez censé dans le pays pour croire qu'on va réembaucher des douaniers et reconstruire les postes frontières (...)?", alors que les accords de mise en oeuvre remontent à 22 ans. "Cette présentation est une présentation qui cherche des voix", a-t-il ajouté.

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