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L'Assemblée nationale, entre ovations et huées

La séance des questions au gouvernement a été particulièrement agitée, ce mardi après-midi. Consacrée quasi-exclusivement aux attentats de Paris, elle a surtout marqué la fin de l'union nationale...
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Radio France
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 (La gauche, debout, applaudit ; la droite reste assise... © MaxPPP)

On a beau être habitué - la séance des questions au gouvernement, diffusée à la télévision, est souvent l'occasion de passes d'armes verbales pour le moins musclées - il n'empêche que cette séance du jour restera dans les annales. Parce qu'elle a marqué la fin de l'union nationale... Loin, donc, de La Marseillaise entonnée en choeur par tous les parlementaires, réunis hier en congrès à Versailles. Aujourd'hui, la gauche était debout et applaudissait ; l'opposait restait ostensiblement assise, et huait.

Belle cacophonie - peu digne - à l'Assemblée nationale. Reportage de Julien Langlet
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"Nous allons vite" , a ainsi tenté Manuel Valls. "C'est un peu tard" , a-t-on entendu sur les bancs de l'opposition. "Nous allons vite dans l'analyse et dans l'action" , a repris difficilement le Premier ministre. 

"Soyons dignes, soyons des patriotes rassemblés pour abattre le terrorisme !" s'est emporté le Premier ministre. La droite n'a pas bougé - seule une poignée d'élus dans ses rangs s'est jointe aux applaudissements.

Laurent Wauquiez et Christian Estrosi sont ensuite montés au créneau, avec leurs propositions de "centres d'internement" pour les fichés S - déjà balayés d'un revers de main par Sarkozy : "Je ne veux pas d'un Guantanamo à la française" . "Il n'y a plus de place pour les demi-mesures" , s'est justifié Laurent Wauquiez ; "Pourquoi tant de sang versé et tant de larmes pour que vous nous entendiez ?"  a enchaîné le second, déclenchant des huées à gauche.

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