Jean Sarkozy a annoncé lundi soutenir Patrick Devedjian , président sortant du département, pour sa réélection

Avec Patrick Devedjian , "nous avons choisi de travailler ensemble à l'écriture d'une nouvelle page politique dans le département des Hauts-de-Seine", a affirmé le fils cadet du président de la République, dans une interview au Figaro datée de mardi.

Jean Sarkozy au coté de Patrick Devedjian lors des résultats du second tour des cantonales à Bourg-la-Reine le 27-03-11
Jean Sarkozy au coté de Patrick Devedjian lors des résultats du second tour des cantonales à Bourg-la-Reine le 27-03-11 (France 2)

Avec Patrick Devedjian , "nous avons choisi de travailler ensemble à l'écriture d'une nouvelle page politique dans le département des Hauts-de-Seine", a affirmé le fils cadet du président de la République, dans une interview au Figaro datée de mardi.

Dans les Hauts-de-Seine, fief électoral de Nicolas Sarkozy, longtemps maire de Neuilly, Isabelle Balkany, proche du président de la République, a été battue, alors que Patrick Devedjian, en froid avec les Sarkozy père et fils, a été réélu.

Jean Sarkozy évoque "un devoir d'humilité"
Selon Jean Sarkozy, les résultats de l'élection de dimanche "imposent à chacun un devoir d'humilité, un devoir de faire plus au service de nos électeurs. De nous concentrer sur l'essentiel plutôt que sur des polémiques accessoires ou des querelles de personnes qui détournent durablement de la politique".

Selon lui, le chef de l'Etat, dont les Hauts-de-Seine ont longtemps été le fief électoral, "souhaite que dans notre département, comme ailleurs, se réalise l'union de sa famille politique". "Dans le groupe et dans l'ensemble du département, nous avons un grand besoin de sérénité. Chacun aspire à l'apaisement. On ne gagne pas des élections sur le lit de nos divisions. Au contraire, nous y parviendrons en exprimant chacun, et dans l'union, nos différentes sensibilités", a-t-il dit.

"La confiance est un pari entre élus, et aussi un pari avec les électeurs. Elle est nécessaire pour parvenir à mettre en oeuvre une gouvernance. C'est pour cette raison qu'il faut qu'il n'y ait qu'un seul candidat à droite", pour la candidature de président du Conseil général, a-t-il dit également.

"Atteint" par la défaite d'Isabelle Balkany
Jean Sarkozy s'est également dit "atteint" par la défaite d'Isabelle Balkany, battue dimanche à Levallois-Perret par un candidat divers droite (DVD) inconnu du grand public, Arnaud de Courson. "Tout le monde le sait, j'ai énormément d'affection pour Isabelle et "notre amitié est indéfectible", a-t-il assuré.

Patrick Devedjian avait plaisanté dimanche soir auprès de l'AFP, sitôt sa victoire acquise: "j'ai survécu! Il y avait tellement de gens pour mon enterrement que j'ai décidé de ne pas m'y rendre".

Réaffirmant son intention de se porter candidat à sa propre succession à la tête du conseil général des Hauts-de-Seine, il avait ajouté: pour ce poste, "il faut quelqu'un comme moi qui a su résister aux difficultés et à la gauche".