Jean-Luc Mélenchon prédit des événements "aussi graves" qu'en 1929

Le candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle a estimé que la politique d’austérité du gouvernement allait mener à des évènements aussi graves que ceux de la crise de 1929, lors de l’émission Radio France politique dimanche soir.

Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon (AFP)

Le candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle a estimé que la politique d'austérité du gouvernement allait mener à des évènements aussi graves que ceux de la crise de 1929, lors de l'émission Radio France politique dimanche soir.

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a prédit que la politique de rigueur "allait mal tourner", risquant de mener à des "événements aussi graves" que ceux de la crise de 1929, dimanche, à la veille de la présentation d'un plan d'économies décidé par le gouvernement.

Jean-Luc Mélenchon, France Inter 06 octobre 2011

Voir la video

"On installe une politique d'austérité qui va nécessairement mal tourner. Cela n'est pas peut-être, c'est une certitude", a déclaré M. Mélenchon dans l'émission "Radio France politique". "Souvent, on évoque 1929. Eh bien nous allons au-devant d'événements aussi graves que ceux de cette période", a-t-il détaillé, s'opposant à la hausse de la TVA que le gouvernement envisagerait.

"Qui paie la TVA aujourd'hui ? Les gens du commun, les petits salaires, les petites paies. C'est quelque chose de tragique, de l'aveuglement social", s'est-il indigné. "La principale conclusion du G20 c'est que l'on a confié aux voyous la police", a aussi estimé l'eurodéputé, visant notamment le nouveau président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi.

"Une autre vision"

A propos de l'attitude à l'égard de la Grèce et de l'Italie, il s'est insurgé : "On les convoque et on les met sous tutelle... Qu'est-ce que c'est que ce vocabulaire ? Nous nous comportons comme si nous avions occupé ces pays !". "Procéder de cette manière-là, c'est pousser les peuples à s'affronter", a-t-il ajouté.

"Une autre politique consisterait à dire il faut relancer l'activité", a-t-il dit. "J'assume le fait que le Front de gauche porte une autre vision : on augmente les salaires, on diminue les temps de travail, on permet aux gens de partir plus tôt à la retraite, on réactive les services publics".