Jean-Luc Mélenchon a jugé mercredi que Dominique Strauss-Kahn est "en train d'asphyxier l'économie mondiale"

Le président du Parti de gauche, a réaffirmé que si le patron du FMI était candidat du PS en 2012, "cela va rendre extrêmement compliqué le rassemblement de la gauche".Pour lui, DSK "nous a ramenés, avec son petit sourire à la situation de 1923, c'est-à-dire où, à l'époque, on a fait du protectionnisme et l'économie s'est contractée".

Jean-Luc Melenchon  et Dominique Strauss-Kahn...en 2006. Mélenchon était encore au PS
Jean-Luc Melenchon et Dominique Strauss-Kahn...en 2006. Mélenchon était encore au PS (AFP/FRED DUFOUR)

Le président du Parti de gauche, a réaffirmé que si le patron du FMI était candidat du PS en 2012, "cela va rendre extrêmement compliqué le rassemblement de la gauche".

Pour lui, DSK "nous a ramenés, avec son petit sourire à la situation de 1923, c'est-à-dire où, à l'époque, on a fait du protectionnisme et l'économie s'est contractée".

En Estonie et Lettonie, "où le FMI a appliqué le remède de cheval que l'on a appliqué à la Grèce, l'économie s'est contractée de 20% dans un pays et de 22% dans l'autre" et "ils peuvent espérer, en 2015, être revenus au niveau de 2007", a fait valoir notamment M. Mélenchon .

"Et cela, on nous le propose comme remède en France, en Italie et partout. Cet homme est en train d'asphyxier l'économie mondiale", a-t-il lancé.

"Monsieur Strauss-Kahn, au titre du FMI, est en train de provoquer une contraction de l'économie mondiale", c'est-à-dire que "tout ce que font les Etats va diminuer. Ce ne sont pas les capitaux privés qui vont faire des ponts, des routes, des voies de chemin de fer", qui "vont construire des hôpitaux", "qui vont distribuer des salaires en grand nombre, en aussi grand nombre que l'Etat peut le faire aujourd'hui", a-t-il expliqué.

Par ailleurs, interrogé sur son éventuelle candidature au nom du Front de gauche pour 2012, M. Mélenchon répond : "Je ne peux pas répondre à une question pareille", expliquant que lorsqu'il s'était dit "capable" d'être ce candidat commun, "cela avait provoqué un incident de première grandeur avec les communistes et un certain nombre d'entre eux ont dit que j'étais un autocrate parce que je m'autoproclamais".