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Jean-François Copé devrait mettre la main sur le parti majoritaire à l'occasion du remaniement

Selon l'entourage du député de Seine-et-Marne, le locataire de l'Elysée a accepté qu'il succède Xavier Bertrand, qui redevient ministre, et grand rival de Jean-François Copé.Ce dernier affirme avoir "topé" avec Nicolas Sarkozy.
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Coppé avec Raffarin en 2004 (AFP)

Selon l'entourage du député de Seine-et-Marne, le locataire de l'Elysée a accepté qu'il succède Xavier Bertrand, qui redevient ministre, et grand rival de Jean-François Copé.

Ce dernier affirme avoir "topé" avec Nicolas Sarkozy.

"Avec le chef de l'Etat, nous avons eu des échanges très sympas ce week-end. Nous nous sommes vus samedi soir et [nous avons] parlé à plusieurs reprises dimanche. Il m'a proposé de rentrer au gouvernement comme ministre de l'Intérieur et de l'Immigration. Je lui ai redit que je n'étais pas dans ça et que je voulais l'aider à la tête de l'UMP. On a alors topé", raconte Jean-François Copé.

"La seule chose qu'il m'a demandée, c'est que je travaille main dans la main avec Brice Hortefeux", un très proche du président. "C'est bien sûr une évidence. Brice est un ami", a ajouté le député-maire de Meaux. La succession rue de la Boétie pourrait avoir lieu "dès cette semaine ou la semaine prochaine". Un bureau politique doit être convoqué pour la ratifier.

Un parlementaire ambitieux et décidé
Dès la rentrée, alors que les rumeurs sur le remaniement commençaient à enfler, le "quadra" avait clairement fait connaître ses intentions: remplacer Xavier Bertrand au secrétariat général de l'UMP afin de "redynamiser" la formation majoritaire et "d'aider" Nicolas Sarkozy à sa réélection. Ambitieux et décidé, le député-maire de Meaux, qui présidait depuis plus de trois ans le groupe UMP de l'Assemblée nationale, n'a jamais caché ses ambitions présidentielles pour 2017.

"Il faut que le président de la République puisse s'appuyer sur un trépied solide constitué d'un gouvernement resserré, d'une majorité parlementaire engagée et d'un parti redynamisé", disait-il dans une tribune publiée dans Le Figaro.

Jean-François Copé est réputé pour son ambition (ce qui a le don de l'agacer quand on le lui rappelle) mais aussi pour sa vivacité d'esprit et ses capacités d'organisateur. Depuis son élection à la tête du groupe UMP de l'Assemblée, on le disait être le seul capable de tenir tête à Nicolas Sarkozy.

Il avoue en petit comité que c'est seulement depuis quelques mois que ses relations avec le chef de l'Etat se sont apaisées. Auparavant, il n'hésitait pas à lancer des piques en direction d'un président qui ressemblait plus à un rival qu'à un allié.

Il exerce dans un des plus grands cabinets d'affaires de France, le cabinet Gide, Loyrette, Nouel. Ce qui lui a valu en septembre d'être épinglé par Martin Hirsch, ancien haut commissaire aux solidarités actives.

Né le 5 mai 1964 à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, divorcé et père de quatre enfants, Jean-François Copé est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris. Il a été élève de l'Ecole nationale d'administration (ENA). En 1993, il a été élu maire de Meaux, en Seine-et-Marne, et député de ce département en 1995, ce qui en fait alors le benjamin de l'Assemblée.

Jean-François Copé a été membre, dès 2002, des gouvernements présidés par Jacques Chirac. Secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement puis ministre délégué à l'Intérieur et également porte-parole du gouvernement. Lors des régionales de 2004, il dirige la liste UMP en Ile-de-France où il est battu par la gauche.

De novembre 2004 à juin 2005 il est ministre délégué au Budget et de la réforme de l'Etat et occupe les mêmes fonctions dans les gouvernements de Dominique de Villepin jusqu'en 2007.

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