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Éric Dupond-Moretti et Gérald Darmanin au gouvernement, une "formidable claque" lancée aux féministes selon la sénatrice Laurence Rossignol (PS)

Les nominations de Gérald Darmanin, visé par une plainte pour viol, au ministère de l'Intérieur et d'Éric Dupond-Moretti, ennemi juré de MeToo et de la loi contre le harcèlement de rue, à celui de la Justice, sont "un très gros problème" pour l'ancienne ministre déléguée aux droits des femmes.

Article rédigé par franceinfo
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Laurence Rossignol, sénatrice socialiste de l'Oise, ancienne ministre déléguée à la famille, l'enfance et aux droits des femmes et présidente de l'Assemblée des Femmes, le 8 mars 2017. (POOL/ZIHNIOGLU KAMIL/MAXPPP / MAXPPP)

Les nominations de Gérald Darmanin au ministère de l'Intérieur et d'Éric Dupond-Moretti à celui de la Justice sont "une formidable claque qu'Emmanuel Macron lance au visage de toutes celles et ceux qui se sont mobilisés contre les violences sexuelles et sexistes", a réagi mardi 7 juillet sur franceinfo Laurence Rossignol, sénatrice socialiste de l'Oise, ancienne ministre déléguée à la famille, l'enfance et aux droits des femmes et présidente de l'Assemblée des Femmes.

"C'est un très gros problème, parce qu'a minima ces deux hommes n'ont aucun engagement sur ces sujets", ajoute Laurence Rossignol. Elle dit ne pas "préjuger" "des affaires judiciaires de M. Darmanin", le nouveau ministre de l'Intérieur, visé par une plainte pour viol, mais note que "deux fois, il est mis en cause" pour "un échange de faveurs sexuelles contre une intervention par un homme de pouvoir". Quant à Eric Dupond-Moretti, "il n'a jamais caché son aversion pour tout ce qui est le mouvement MeToo, la loi sur le harcèlement de rue", souligne, l'ancienne ministre déléguée aux droits des femmes.

Quel désaveu pour Marlène Schiappa, qui a fait voter la Loi sur le harcèlement de rue de que de voir un ministre de la Justice qui a clairement dit tout le mépris qu'il avait pour ce qui était une avancée ! 

Laurence Rossignol, sénatrice socialiste de l'Oise et ancienne ministre

à franceinfo

"L'ensemble des Françaises qui, aujourd'hui, font de la lutte contre les violences sexuelles et les violences conjugales une priorité collective" sont "sensibles à ce sujet", indique Laurence Rossignol, "les femmes ne veulent plus que ces sujets soient méprisés, raillés, ignorés".

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