Mort de Jacques Chirac : "Je pense qu’il faut un hommage national", déclare François Bayrou, président du MoDem

Le président du MoDem a réagi à la mort de Jacques Chirac sur franceinfo. 

François Bayrou en mars 2019 lors d\'un meeting entre La République en marche et le MoDem. 
François Bayrou en mars 2019 lors d'un meeting entre La République en marche et le MoDem.  (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

"Je pense qu’il faut un hommage national, a estimé François Bayrou sur franceinfo jeudi 26 septembre après la mort de Jacque Chirac. Ce sera décidé entre le président de la République et la famille de Jacques Chirac", a poursuivi le président du MoDem.

>>> Mort de Jacques Chirac : les Français pourront lui rendre hommage dans un lieu qui reste à définir

"Ce sont des moments où le pays se soude" et Emmanuel Macron, qui fera une déclaration ce jeudi soir à 20 heures, "trouvera les mots pour exprimer l’émotion du pays. Je suis certain que l’émotion sera juste et l’hommage sera un hommage national", ajoute-t-il.

Des rapports parfois tendus 

Le président du MoDem évoque ses désaccords à l'époque où Jacques Chirac était le fondateur du RPR et lui, secrétaire général de l’UDF où "tout n’était pas ambiance de roses et de tendresse". Mais, "il y a eu des événements privés, personnels, de vie de famille qui nous ont rapproché, entre hommes, entre pères de famille. Je n’oublie pas ces évènements-là, car ça tisse quelque chose d’autre", poursuit François Bayrou.

Il retient avant tout de Jacques Chirac "le refus de la guerre en Irak qui a été pour moi un moment de rapprochement et de soutien avec lui", mais aussi à "chaque fois qu’il y avait des manifestations, il essayait de ne pas aller au bout des fractures. Et de ce point de vue-là c’était un attachement à l’unité du pays que je trouvais très bien". Il n'oublie pas non plus "la reconnaissance de la responsabilité de l’État au moment du discours du Vel d’Hiv. C’est un moment de réconciliation de la France qui tourne le dos aux côtés les plus noirs de son histoire".