Jacques Chirac, un parcours politique entre échecs et succès

De ses débuts politiques corréziens au “non” à la guerre en Irak en 2003, retour sur 40 ans d’une vie politique intense et contrastée.

Franceinfo

C’est à sa 3e tentative, après 1981 et 1988, que Jacques Chirac remporte l’élection présidentielle en 1995. Ayant mené une campagne sur le thème de la “fracture sociale”, le responsable du RPR et maire de Paris accède enfin à l’Élysée. Mais avant de devenir le président de la République, Jacques Chirac, était "un ton, un style”, estime Jeff Wittenberg, journaliste politique pour France Télévisions. Un style jugé “martial” dans sa jeunesse, qui s'arrondira avec le temps, doublé d’une bonne dose d’humour.

Du “bulldozer” au “non” à la guerre en Irak

Surnommé le “bulldozer” par Georges Pompidou, Chirac marquera son temps par sa séparation politique brutale avec Giscard, dont il a été le Premier ministre entre 1974 et 1976, ses deux échecs face à François Mitterrand en 1981 et 1988, le “non" à la guerre en Irak en 2003, sa dissolution ratée de l’Assemblée nationale en 1997… Et aussi par les affaires judiciaires, lui qui a été condamné à 2 ans de prison avec sursis dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, et puis la maladie, après son AVC de 2005 et une accélération de son déclin à partir de 2011. Enfin, une fierté : le musée des arts et civilisations d'Afrique, d'Asie, d'Océanie et des Amériques, quai Branly, à Paris, depuis renommé musée Jacques-Chirac.

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Jacques Chirac, lors du sommet de la Terre à Johannesburg (Afrique du Sud), le 2 septembre 2002. 
Jacques Chirac, lors du sommet de la Terre à Johannesburg (Afrique du Sud), le 2 septembre 2002.  (PATRICK KOVARIK / AFP)