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Hollande, président contre vents, marées et trombes d’eau

A l’occasion de sa conférence de presse de rentrée, le président de la République a fait plusieurs annonces -Irak, Ebola, éducation, fiscalité-, mais il a aussi parlé de lui, de son futur ou de son rapport à l’exercice du pouvoir. L'occasion de se réaffirmer président.
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Radio France
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 (François Hollande a insisté sur le fait qu'il restait capitaine du navire, même en pleine tempête. © REUTERS/Patrick Kovarik)

On savait François Hollande plutôt à l’aise dans ce genre d’exercice. Il n’a pas failli à sa réputation, jeudi, à l’occasion de sa conférence de presse de rentrée. Après un discours liminaire de 45 minutes, lors duquel il a fait plusieurs annonces sur la situation en Irak, l’épidémie du virus Ebola, l’éducation ou la fiscalité, le président de la République a répondu pendant plus d’une heure aux questions des quelques 350 journalistes présents, usant d'anaphores et de quelques traits d'humour.

A cette occasion, il s’est laissé aller à parler de lui, de sa popularité, ou de son rapport à l’exercice du pouvoir. De son futur également. Interrogé sur sa candidature en 2017, il a répondu qu’il était d’abord président. “Je ne suis pas candidat, je serai président jusqu’au bout, je n’ai pas d’autre objectif, d’autre priorité, d’autre devoir que de faire tout, tout pour mon pays. ” Une réponse à ses adversaires politiques, dont certains demandent toujours sa démission.

François Hollande l’a réaffirmé, malgré son impopularité, il ira jusqu’au bout de son quinquennat : "Je ferai ce mandat pleinement, complètement, sans me préoccuper même de ma popularité qui est dans l'état que vous connaissez, parce que ce n'est pas mon objectif ".

 (Infographie)
Affaibli dans les sondages, marqué par les révélations de son ex-compagne, Valérie Trierweiler, ou par l’affaire Thévenoud, le président de la République a affirmé avoir "aujourd'hui l'expérience qui permet d'affronter toutes les situations ”. Il a ainsi répondu qu’il n’était pas usé par l’exercice du pouvoir.

La fonction présidentielle est “exceptionnelle ”, a-t-il dit tout en reconnaissant que c’était dur. En utilisant à nouveau une anaphore, il a martelé : “C’est dur d'imposer à ses proches la vie ici, c'est dur d'être avec des collaborateurs, même avec un gouvernement, c'était dur pour moi aussi de me séparer de Jean-Marc Ayrault qui avait été un Premier ministre dévoué, c'est dur de faire un changement de gouvernement ".

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Il a voulu retrouver l'image d’un homme proche des Français. Comme quand, interrogé sur son déplacement à l’île de Sein et sur pourquoi il n’avait pas de parapluie, il a répondu qu’être “président de la République, ça consistait justement à être sous les intempéries, avec les Français, avec ceux qui étaient là ". Contre vents, marées et trombes d’eau, François Hollande a affirmé qu'il restait le président, un homme déterminé à rester au pouvoir.

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