Le grand débat national sert aussi à tester l'intelligence artificielle

Le grand débat national se poursuit jusqu'au 15 mars. Le gouvernement a choisi d'utiliser l'intelligence artificielle pour trier les millions de contributions des Français.

France 3

Un million de contributions, 10 000 cahiers de doléances et 500 000 courriels ont déjà été publiés sur le site web du grand débat national alors qu'il dure encore un mois. C'est humainement impossible de trier tout ça.

L'intelligence artificielle va d'abord analyser le formulaire à remplir sur le site. Elle va faire des pourcentages selon les réponses cochées, ce qui est assez simple. Ensuite, elle va numériser les cahiers de doléances, reconnaître les écritures puis lire le texte et faire le tri. Problème : l'ordinateur va rencontrer des écritures inconnues. Donc il y aura des erreurs et des êtres humains vont devoir faire les corrections manuellement.

La lexicométrie

Pour comprendre le sens du texte, il faut faire appel à la lexicométrie, une technologie qui va être capable de prendre des mots, faire des associations et de savoir de quoi on parle. L'algorithme va classer les différentes contributions en fonction des mots et du sens. Cela va mâcher le travail des gens qui sont chargés de faire la restitution du grand débat.

Le gouvernement s'est donné deux semaines pour résumer toutes les contributions donc il fallait des outils informatiques pour trier avant que des humains prennent le relais pour affiner. C'est un test grandeur nature, une première mondiale.

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Dans plusieurs mairies, des cahiers de doléances ont été mis à disposition des habitants, dans le cadre du grand débat national.
Dans plusieurs mairies, des cahiers de doléances ont été mis à disposition des habitants, dans le cadre du grand débat national. (VALERY HACHE / AFP)