Sauve-qui-peut à l'Elysée et dans les ministères : 57 départs en cent jours

Un peu plus de 10% des membres des cabinets ministériels et de la présidence de la République ont cessé leurs fonctions en trois mois, selon "Le Monde". 

De gauche à droite, le président François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls et le chef d\'état-major Benoît Puga s\'entretiennent sur le perron de l\'Elysée après le Conseil des ministres, le 27 avril 2016.
De gauche à droite, le président François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls et le chef d'état-major Benoît Puga s'entretiennent sur le perron de l'Elysée après le Conseil des ministres, le 27 avril 2016. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

Courage, fuyons ? En l'espace de cent jours, pas moins de 57 personnes, membres de cabinets ministériels ou travaillant  à la présidence de la République, ont quitté leurs fonctions, soit un peu plus de 10% des effectifs, révèle  Le Monde. Un mouvement de fuite bien plus important qu'en 2011 sur une période identique : ils n'étaient que 28 à être partis quelques mois avant l'élection présidentielle de 2012, soit moitié moins, selon le journal.

A la tête de ces départs, note encore le quotidien, les hauts responsables des cabinets. "Depuis le 1er juin, huit directeurs de cabinet ont mis fin à leurs attributions, ainsi que deux directeurs adjoints, un chef de cabinet et trois chefs de cabinet adjoints. Là aussi, c’est le double du nombre de départs de cette nature enregistrés cinq ans plus tôt", écrit le journaliste Patrick Roger.

Certaines nominations ont fait polémique

Où sont-ils partis ? Un certain nombre d'entre eux ont décidé d'aller "pantoufler" dans le privé. L'ex-conseillère à l'économie de François Hollande, Laurence Boone, a ainsi rejoint l'assureur Axa ; le conseiller aux finances Jean-Jacques Barbéris a opté pour l’entreprise de gestion de fonds Amundi ; un autre conseiller à l'économie, Julien Pouget, a choisi l'entreprise pétrolière Total, détaille Libération.

D'autres sont recasés dans le public, qu'il s'agisse de postes honorifiques ou prestigieux, ou dans leurs corps d'origine (notamment l'Inspection générale des Finances). Le chef d'état-major de François Hollande, Benoît Puga, a ainsi été promu grand chancelier de la Légion d'honneur, et son directeur de cabinet Thierry Lataste nommé haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.

Enfin, certaines nominations ont fait polémique. Une pétition a été signée contre la nomination de Philippe Mauguin, directeur de cabinet de Stéphane Le Foll au ministère de l’Agriculture, à la présidence de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra).