La secrétaire d'Etat et gynécologue Chrysoula Zacharopoulou juge "inacceptables" les accusations de viols qui la visent

Deux plaintes pour viol et une pour "violences gynécologiques" ont été déposées à son encontre. Une enquête a été ouverte fin mai.

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La secrétaire d'Etat et gynécologue Chrysoula Zacharopoulou, le 23 mai 2022 à l'Elysée, à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)

La gynécologue et secrétaire d'Etat chargée du Développement, Chrysoula Zacharopoulou, juge, vendredi 24 juin, "inacceptables" les accusations de viols dont elle fait l'objet. "Les accusations graves à mon encontre, portant sur des examens cliniques médicaux réalisés afin de diagnostiquer et de soigner la maladie de mes patientes, sont révoltantes", a-t-elle précisé dans un communiqué transmis par son avocat. 

Le parquet de Paris a ouvert une enquête, le 27 mai, après le dépôt de deux plaintes pour viol contre Chrysoula Zacharopoulou, nommée secrétaire d'Etat chargée du Développement, en mai. Elle est visée par une troisième plainte pour "violences sans incapacité de travail par personne chargée d'une mission de service public", selon le parquet de Paris, qui a confirmé cette information de l'émission "Quotidien" à franceinfo, vendredi. Les investigations ont été confiées à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).

"C'était extrêmement douloureux"

L'émission de la chaîne TMC a recueilli le témoignage de cette patiente, qui dit avoir subi des "violences gynécologiques" lors d'un rendez-vous en octobre 2018 avec Chrysoula Zacharopoulou pour soigner son endométriose. Cette femme affirme que la gynécologue a procédé à "un examen en interne" sans lui "demander son consentement" ni lui "expliquer cet examen". "C'était extrêmement douloureux", explique-t-elle.

Jeudi soir sur LCI, la Première ministre Elisabeth Borne a indiqué que Chrysoula Zacharopoulou lui "a dit qu'elle était très surprise, voire choquée, qu'on puisse questionner sa pratique médicale". "Mais je pense que les plaintes sont déposées, la justice va faire son travail" et sa secrétaire d'Etat "aura l'occasion de s'expliquer", a poursuivi la locataire de Matignon. Elle a qualifié de "débat important" celui "du consentement quand on fait des examens".

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