VIDEOS. Les cinq séquences à retenir de "L'Emission politique" avec Edouard Philippe

Le Premier ministre était jeudi soir l'invité de "L'Emission politique", sur France 2.

Edouard Philippe sur le plateau de \"L\'Emission politique\" de France 2, le 27 septembre 2018.
Edouard Philippe sur le plateau de "L'Emission politique" de France 2, le 27 septembre 2018. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Pendant près de deux heures trente, le Premier ministre a défendu la politique de son gouvernement. Invité de "L'Emission politique" sur France 2, jeudi 27 septembre, Edouard Philippe est revenu sur les gros dossiers de sa première année passée à Matignon.

Edouard Philippe a par ailleurs assuré le service après-vente d'Emmanuel Macron, notamment autour des différentes polémiques qui ont visé le président durant l'été. Pendant l'émission, Edouard Philippe a aussi été confronté à Laurent Wauquiez, le président des Républicains. Franceinfo vous résume l'émission en cinq séquences. 

Quand il a ouvert la porte à la dégressivité de l'assurance chômage

Interrogé sur la faible baisse du chômage, Edouard Philippe a affirmé que "dans certains cas"la dégressivité des allocations chômage pouvait être "envisagée". "Nous avons mis le sujet sur la table, a-t-il déclaré. Pour ceux qui ont une employabilité, pour ceux qui ont des salaires très élevés, une forme de dégressivité de l'assurance chômage peut avoir du sens."

Quand il a défendu Emmanuel Macron sur sa formule polémique à un chômeur

Edouard Philippe a été interrogé sur la polémique suscitée par la formule d'Emmanuel Macron adressée à un chômeur. "Je traverse la rue, je vous en trouve", avait lancé le chef de l'Etat à un jeune homme à la recherche d'un emploi. 

"On avait quelqu'un qui avait une vraie formation, qui est jeune, qui est venu à l'Elysée et qui a donc une forme de mobilité", a justifié le Premier ministre. "Je ne crois pas du tout que la formule soit malheureuse", a-t-il continué. Je crois avoir compris que, un, effectivement en face de la rue, il y avait du boulot, que deux, il a reçu beaucoup d'offres d'emploi et que trois, il a retrouvé un emploi". 

Quand il a expliqué être "plutôt favorable à la PMA à titre personnel"

Le Premier ministre s'est dit "plutôt favorable", "à titre personnel", à une extension de la procréation médicalement assistée (PMA) qui fera l'objet d'un débat parlementaire en début d'année prochaine. Sur le sujet, Edouard Philippe a aussi reconnu avoir changé d'avis. "Ce qui est vrai, c'est que sur la PMA, j'ai longtemps été contre", a-t-il dit. Mais là, "on peut y aller", a-t-il affirmé, précisant qu'il était "très défavorable à la GPA". 

Quand il s'est lancé dans une bataille géographique avec Laurent Wauquiez

Chaque fois, lors de "L'Emission politique", l'invité fait face à une personnalité politique pour un débat. Cette fois, c'est Laurent Wauquiez, le patron des Républicains, qui a débattu avec le Premier ministre. L'essentiel de l'échange a concerné l'immigration, Laurent Wauquiez accusant le chef du gouvernement d'avoir une politique complaisante vis-à-vis des sans-papiers.

Laurent Wauquiez a pris comme exemple la politique migratoire du Canada ou de l'Australie, quand le Premier l'a interrompu : "il ne vous a pas échappé que la situation géographique de l'Australie et du Canada n'est pas la même que la France". Les deux hommes se sont ensuite lancés dans une bataille géographique. "Il ne vous a pas échappé que ceux qui viennent ont traversé la Méditerrannée", attaque Laurent Wauquiez. Edouard Philippe enchaîne : "le détroit de Gibraltar, ce n'est pas la même distance qu'il y a entre l'Australie et le Vietnam". 

Quand il n'a pas exclu de se représenter au Havre en 2020 (mais pas à Paris)

Edouard Philippe se voit-il longtemps à Matignon ? L'un de ses ministres, Gérard Collomb, a déjà annoncé son futur départ, dans quelques mois, pour se consacrer à la campagne des municipales dans sa ville de Lyon. Le Premier ministre envisage-t-il, lui, de se représenter dans son fief du Havre (Haute-Normandie) en 2020 ? "C'est évidemment une question qu'on me pose régulièrement, et que je me pose parfois, explique-t-il à Thomas Sotto. Ce n'est pas du tout exclu." En revanche, une candidature à Paris, parfois évoquée dans la presse, ne le tente pas. En tout cas pas officiellement : "Je n'y pense pas du tout", assure Edouard Philippe.

Toujours interrogé sur ses ambitions politiques, le Premier ministre affirme ne pas avoir les yeux rivés sur l'Elysée. Au contraire. "Oui, il paraît" que nombre de ses prédécesseurs ont été tentés par le poste de chef de l'Etat, sourit-il, mais lui assure ne pas envier Emmanuel Macron. "Plus je suis Premier ministre, plus forcément je vois ce que c'est d'être président, commente Edouard Philippe. Et ça m'encourage à faire mon boulot de Premier ministre."