VIDEO. Haine sur internet : "Si les contenus ne sont pas supprimés, il y aura une amende très importante" pour les plateformes, assure Mounir Mahjoubi

Le secrétaire d'Etat chargé du numérique a estimé que d'autres outils, que la levée de l'anonymat, vont bientôt aider à la lutte contre les propos haineux sur internet. 

RADIO FRANCE

Pour contrer les propos haineux, racistes, antisémites sur internet, des voix s'élèvent pour demander la levée de l'anonymat sur les réseaux sociaux. Ce qui ne convainc pas totalement Mounir Mahjoubi, secrétaire d'Etat chargé du numérique. "Une grande partie [des utilisateurs] se déportera sur d'autres plateformes qui ne l'appliqueront pas ou ne seront pas des réseaux sociaux", estime-t-il jeudi 21 février sur franceinfo.

Une réactivité obligée et améliorée

"Personne ne se connecte de façon anonyme, on a tous un fournisseur d’accès", a poursuivi le secrétaire d’État chargé du numérique. "L'enjeu majeur, c'est comment on identifie et on poursuit ceux qui sont les auteurs de ces paroles antisémites. Comment on oblige les plateformes à mieux collaborer pour les identifier", a-t-il ajouté, précisant que "ces plateformes mettent trop de temps à donner les identités, plusieurs semaines ou plusieurs mois", faute d'obligation. "Si les contenus ne sont pas supprimés, il y aura une amende très importante", a-t-il déclaré, en référence à une future loi : "Je veux que chacun se dise que chacun peut être poursuivi et qu'avec les nouveaux outils, ce sera très rapide. Nous allons pouvoir les attraper un par un et les sanctionner."

Mounir Mahjoubi a expliqué qu'il était lui-même victime de harcèlement. "Chaque jour je reçois une dizaine de messages qui appellent à mon meurtre. J'ai installé une application qui s'appelle Bodyguard et qui m'a été conseillée par Bilal Hassani [le candidat de la France à l'Eurovision] qui utilise ça pour filtrer les messages haineux", a-t-il expliqué.