Projet de loi sur l'école : les regroupements écoles-collège ne seront pas imposés, annonce Jean-Michel Blanquer

Dans une interview au Parisien, le ministre de l'Education nationale assure qu'il est prêt à amender son projet de loi sur l'école qui fait débat. 

Le ministre de l\'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, lors d\'une session de questions au gouvernement, le 26 mars 2019.
Le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, lors d'une session de questions au gouvernement, le 26 mars 2019. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Déminer le terrain sur le projet de loi sur l'école votée en première lecture à l'Assemblée nationale, le 19 février. C'est le sens de l'interview donnée au Parisien, mercredi 27 mars, par le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, alors qu'est prévue, samedi à Paris, une manifestation nationale des parents et des enseignants contre cette réforme. 

Dans cet entretien, le ministre assure qu'il amendera son projet de loi, lors de son passage au Sénat prévu le 13 mai. Un point crispe particulièrement les opposants à ce projet de loi : la fusion d'école avec le collège de secteur. "Il en existe déjà sous forme d’expérimentations, souvent en milieu rural, mais pas seulement. C’est sur la base de ces expériences, qui aujourd’hui n’ont pas de véritable cadre juridique, que nous proposons cette formule. Il ne s'agit pas de l'imposer, loin s'en faut, assure Jean-Michel Blanquer. Si c'était imposé partout en France, je comprendrais complètement l'émoi, mais cela n'est absolument pas ça"

Interrogé sur le fait de savoir s'il faudrait l'accord de la communauté éducative pour que ces établissements puissent voir le jour, le ministre répond par l'affirmative : "Je suis tout à fait prêt à le rajouter à l'occasion de la discussion au Sénat si cela permet de rassurer définitivement". "Ces établissements ne se feront que s'il y a un consensus local. Je n'ai jamais souhaité autre chose", ajoute Jean-Michel Blanquer.