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Enseignante braquée : "Les réponses de Jean-Michel Blanquer ne sont pas connectées à la situation", regrettent les syndicats

Après l'agression filmée d'une enseignante à Créteil, Jean-Michel Blanquer a notamment proposé ce lundi sur franceinfo de réglementer l'utilisation des téléphones portables dans les lycées. Une réponse insuffisante pour les syndicats SE Unsa et SNPDEN. 

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Radio France
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Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, le 22 octobre 2018. (RADIO FRANCE / FRANCEINFO)

Le SE Unsa, syndicat d'enseignants, et SNPDEN, rassemblant les directeurs d'établissements, estiment lundi 22 octobre sur franceinfo que Jean-Michel Blanquer n'a pas trouvé de réponses appropriées aux problèmes de violences que connaissent certains lycées. Après les menaces proférées à l’encontre d’une professeure dans un lycée à Créteil par un élève avec une arme factice, Jean-Michel Blanquer a expliqué mettre en place une détection ciblée des métaux, et l’application de la réglementation sur les téléphones portables en fonction des situations dans les lycées.

Détecter des métaux, ça ne répondra pas à cette question du climat scolaire.

Stéphane Crochet, SE Unsa

à franceinfo

"Ce sont des réponses qui ne sont pas connectées à la situation qu'on a découverte la semaine dernière au travers de ce fait divers", a affirmé Stéphane Crochet, secrétaire général du SE Unsa. "On n'a pas le sentiment que c'est la bonne réponse à une question posée, d'autant plus que si c'était une arme factice, elle était en plastique et serait passée sans problème au détecteur de métaux", a réagi de son côté Philippe Vincent, secrétaire général du Syndicat national des personnels de direction de l’Éducation nationale (SNPDEN), proviseur du lycée Jean-Perrin à Marseille. 

"On peut toujours mettre des portiques, des détecteurs de métaux, interdire les téléphones portables", aujoute Stéphane Crochet. Il n'en demeure pas moins que nous avons vu une scène particulièrement dure d'une enseignante en difficulté dans cette classe, d'un niveau de tension qui ne peut pas convenir. Donc, c'est sur le climat de la classe, de l'établissement, de la solidarité autour de l'équipe qu'il faut travailler." 

Un point de vue partagé par Philippe Vincent. "C'est plutôt la question des conditions dans lesquelles un élève de 16 ans peut être amené à sortir une arme, même factice, devant une enseignante dans le cadre d'un cours qui pose question".

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