Cet article date de plus de cinq ans.

Vidéo Trois Femen interrompent le discours du 1er-Mai de Marine Le Pen

Elles ont été délogées violemment d'un balcon surplombant la place de l'Opéra, à Paris, par le service d'ordre du FN.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Des Femen interrompent le discours de Marine Le Pen en surgissant sur le balcon d'un hôtel, place de l'Opéra, à Paris, le 1er mai 2015. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Alors que la présidente du Front national, Marine Le Pen, venait tout juste de débuter son traditionnel discours du 1er-Mai à Paris, trois militantes Femen ont surgi d'un balcon au-dessus de la place de l'Opéra. Elles ont alors lancé des fumigènes et déroulé des banderoles sur lesquelles était écrit "Heil Le Pen" en caractères gothiques sur fond rouge. La même inscription apparaissait sur leurs torses nus. Mégaphones à la main, elles ont à plusieurs reprises mimé le salut nazi.

Des Femen interrompent le discours de Marine Le Pen
FRANCE TELEVISIONS

L'ambiance s'est immédiatement tendue sur la place de l'Opéra. Marine Le Pen s'est adressé à elles, jugeant "paradoxal de se dire féministe et d'interrompre un discours en honneur à Jeanne d'Arc", avant de finalement interrompre son discours plusieurs minutes. Les activistes ont également été copieusement huées par les militants du Front national, avant de faire de l'objet de nombreuses insultes, en étant notamment traitées de "salopes". Certains, visiblement chauffés à blanc par cette interruption, n'ont pas hésité à aller en plus loin et ont appelé à s'en prendre physiquement aux trois femmes.

1er-mai du FN : arrestation musclée d'une Femen
FRANCE 2 et FRANCE 3

Une évacuation musclée par le service d'ordre du FN

Au bout de quelques minutes, les Femen ont été évacuées de façon très musclée. Selon les informations d'Audrey Goutard, journaliste à France 2, quatre à cinq personnes du service d'ordre du FN sont entrées dans l'hôtel. Il y aurait eu alors confusion. Un employé de l'établissement les aurait pris pour des policiers en civil et les a donc accompagnés à la chambre des Femen et leur a ouvert la porte, leur permettant de déloger les militantes. Peu de temps après sont intervenus deux policiers en civil. Les membres du service d'ordre, le salarié de l'hôtel ainsi que les Femen sont entendus au commissariat du 4e arrondissement.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.