Européennes : Marine Le Pen lance sa campagne au côté de Matteo Salvini

Avec leurs alliés, les deux dirigeants d'extrême droite espèrent obtenir suffisamment de voix aux prochaines européennes pour renverser les équilibres au Parlement européen.

Le ministre de l\'Intérieur italien, Matteo Salvini, et la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, ont tenu une conférence de presse commune à Rome, le 8 octobre 2018.
Le ministre de l'Intérieur italien, Matteo Salvini, et la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, ont tenu une conférence de presse commune à Rome, le 8 octobre 2018. (ALBERTO PIZZOLI / AFP)

Marine Le Pen s'est affichée, lundi 8 octobre, au côté du dirigeant italien d'extrême droite et ministre de l'Intérieur Matteo Salvini. Lors d'une conférence de presse commune à Rome, les deux leaders ont lancé leur campagne électorale pour les européennes de mai. Pour la présidente du Rassemblement national, ce rendez-vous était le premier d'une tournée au cours de laquelle elle compte rencontrer ses alliés européens.

"Nous sommes aujourd'hui à un moment historique. C'est l'histoire avec un grand H qui va s'écrire au mois de mai prochain. C'est l'émergence d'une Europe des nations", a pronostiqué Marine Le Pen. Elle espère, avec son allié et les autres souverainistes européens, obtenir suffisamment de voix aux prochaines européennes pour renverser les équilibres au Parlement européen.

Matteo Salvini critique "le bunker de Bruxelles"

Lors de leur conférence de presse, Marine Le Pen et Matteo Salvini s'en sont vivement pris à l'Union européenne et à leurs dirigeants. "L'UE s'est construite sur beaucoup de promesses (...) mais très peu de réalisations et des résultats (...) tout à fait minables. Nous ne luttons pas contre l'Europe mais contre l'Union européenne devenue un système totalitaire", a expliqué Marine Le Pen.

Son allié italien n'a pas été en reste. "Le rendez-vous de mai sera la fin d'un parcours, d'une révolution du bon sens", a assuré Matteo Salvini, chef de la Ligue, mais aussi vice-Premier ministre italien et ministre de l'Intérieur. "Les ennemis de l'Europe sont ceux retranchés dans le bunker de Bruxelles", a-t-il critiqué, fustigeant "les Juncker, les Moscovici, qui ont apporté la précarité et la peur en Europe et refusent d'abandonner leur fauteuil".