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Défilé du FN : l'hôtel Intercontinental réfute toute responsabilité dans l'évacuation musclée des Femen

La direction de cet hôtel parisien, d'où trois Femen ont perturbé le discours de Marine Le Pen avant d'être expulsées sans ménagement par des militants FN, assure que des "individus" se sont introduits dans l'établissement "par la force".

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France Télévisions
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Des hommes évacuent violemment des militantes Femen, après l'interruption du discours de Marine Le Pen, le 1er mai 2015, à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)

Mis en cause pour une supposée complicité avec le Front national, les responsables de l'Intercontinental Paris assurent n'être pour rien dans l'évacuation musclée des Femen qui ont perturbé le discours de Marine Le Pen, vendredi 1er mai, à Paris. La direction de l'établissement assure qu'une enquête est en cours au sein de l'hôtel. Selon elle, plusieurs "individus" sont ce jour-là entrés "par la force" dans les lieux.

Trois Femen, seins nus, sont apparues vendredi alors que Marine Le Pen commençait son discours à la tribune lors du traditionnel défilé du 1er-Mai du Front national. Juchées sur un des balcons de l'Intercontinental donnant sur la place de l'Opéra, fumigènes à la main, elles ont déployé des banderoles portant l'inscription "Heil Le Pen" en caractères gothiques sur fond rouge, en faisant le salut nazi. Les trois militantes ont ensuite été évacuées brutalement par trois hommes du service d'ordre du FN.

L'hôtel se dit "contre toute forme de violence"

Pour tout commentaire, l'Intercontinental renvoie aux propos rédigés par son directeur, Christophe Laure, samedi, sur le site Tripadvisor, en réponse à un client mécontent. "Les individus se sont introduits dans l'hôtel ainsi que dans une chambre en utilisant la force et ce malgré la présence de la police", indique le dirigeant de l'établissement. La direction n'a pas voulu préciser lundi si le terme "les individus" faisait référence aux Femen ou au service d'ordre du FN.

"Nous regrettons vivement la situation qui s'est produite. (...) L'Hôtel Intercontinental Paris Le Grand est bien sûr contre toute forme de violence et sans aucune affiliation politique, écrit également Christophe Laure. Nous avons été victime d'événements imprévus et envisageons de dénoncer les faits."

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