Accusation de détournement d'argent public au RN : Louis Aliot dénonce "des enquêtes sans principe de contradictoire" ni "respect des droits de la défense"

Un nouveau rapport de l'UE reproche à la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen, d'avoir personnellement détourné près de 137 000 euros d’argent public. Trois autres ex-députés européens du RN sont visés, dont Louis Aliot.

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Radio France
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Louis Aliot, maire Rassemblement national (RN) de Perpignan, invité de franceinfo le 26 décembre 2016. (JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT / RADIO FRANCE)

"L'Olaf et Mediapart sont en dehors de la loi et j'espère qu'on intentera une action en justice pour savoir d'où viennent les fuites et comment est faite l'enquête parce que nous n'en savons rien", déclare Louis Aliot, maire Rassemblement national de Perpignan, invité sur franceinfo dimanche matin, au sujet du rapport d'enquête de l'Office européen de lutte antifraude (Olaf) révélé samedi 16 avril par Mediapart (article réservé aux abonnés).

Selon les extraits publiés par le site d'information, l'Olaf accuse Marine Le Pen et ses proches d'avoir détourné environ 600 000 euros d'argent public européen au cours de leurs mandatures d'eurodéputés. "On est dans les affaires européennes, commente Louis Aliot, les mêmes qui touchent messieurs Bayrou et Mélenchon". "Il y a un organisme là-bas qui fait des enquêtes sans principe de contradictoire, sans respecter les droits de la défense, qui alimente Mediapart avec une information que nous n'avons pas", ajoute-t-il.

Louis Aliot est lui-même cité parmi les proches de Marine Le Pen qui auraient bénéficié de cette fraude. "En ce qui me concerne, de ce que j'ai pu lire, il s'agit d'un kakemono, une affiche en tissu de 2 500 euros", explique l'élu. Il "conteste formellement ce qu'il y a dans l'article". Louis Aliot dément ces accusations et espère pouvoir s'"expliquer par rapport à ce qu'on [lui] reproche" : "J'amènerai les preuves, les photos, les témoignages", assure-t-il.

Interrogé sur une éventuelle plainte déposée, Louis Aliot répond par l'affirmative et accuse l'Olaf et Mediapart de bafouer "tous les principes du droit qui font une démocratie : principe du contradictoire, respect du droit de la défense, secret de l'enquête et de l'instruction". Il affirme avoir mandaté son avocat pour savoir "comment c'est possible qu'aujourd'hui dans des enquêtes comme celle-là que les médias comme Mediapart soient mieux informés que nous et qu'on n'est pas accès au dossier pour savoir ce qu'on nous reproche".

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