"Un président ne devrait pas dire ça" : la preuve d'une communication mal maîtrisée

À l'Élysée, Anne Bourse fait le point sur ce qui semble devenir une crise institutionnelle. Les hauts magistrats ne décolèrent pas après l'attaque cinglante contre la justice faite par le président dans un livre de confidences à paraître ce jeudi 13 octobre. 

FRANCE 3

Les deux plus hauts magistrats reçus hier, mercredi 12 octobre, à l'Élysée parlent d'outrance et d'humiliation après l'attaque cinglante faite par François Hollande dans un livre de confidences à paraître ce jeudi 13 octobre. "C'est une crise institutionnelle qui s'est ouverte depuis hier alors que les relations entre les magistrats et le chef de l'État sont plutôt apaisées sur la forme depuis 2012", explique Anne Bourse en direct de l'Élysée.

Le grand déballage

Dans le livre Un président ne devrait pas dire ça..., François Hollande multiplie les commentaires et les critiques et les extraits publiés hier sont ravageurs pour lui. "À l'Élysée, on ne se bouscule pour parler depuis ce matin. Ceux qui le font sous couvert d'anonymat parlent de leur sidération et sont choqués par ce grand déballage et cette communication mal maîtrisée. La tentative de mise en scène de sa candidature avec une interview hier à L'Obs est ratée", conclut la journaliste.

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François Hollande lors du congrés annuel de L\'Union syndicale des magistrats de France (USM), à Dijon (Côte d\'Or), le 7 octobre 2016.
François Hollande lors du congrés annuel de L'Union syndicale des magistrats de France (USM), à Dijon (Côte d'Or), le 7 octobre 2016. (ROMAIN LAFABREGUE / AFP)