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François Hollande veut taxer les groupes pétroliers

Le candidat favori des sondages à la primaire PS s'est prononcé samedi en faveur d'une taxation particulière pour les groupes pétroliers, citant en exemple le cas du groupe français Total
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François Hollande à l'inauguration de la nouvelle unité d'urgence de l'hôpital de Tulle (REMY GABALDA / AFP)

Le candidat favori des sondages à la primaire PS s'est prononcé samedi en faveur d'une taxation particulière pour les groupes pétroliers, citant en exemple le cas du groupe français Total

Le candidat à la primaire socialiste s'est exprimé en marge d'une rencontre avec les syndicats de la raffinerie LyondellBasell, en grève depuis mardi pour protester contre le projet de fermeture du site pétrolier de Berre-l'Etang, dans les Bouches-du-Rhône.

"Nous aurons une fiscalité particulière à rétablir sur les groupes pétroliers", a affirmé François Hollande. Le député de Corrèze a pris en exemple le cas du groupe Total, trouvant anormal qu'il ait échappé à une "contribution exceptionnelle sur ses profits au moment de la crise".

Total a réussi à échapper à l'impôt sur les sociétés
Il a souligné que Total, première société du pays par la capitalisation, ne payait pas l'impôt sur les sociétés en France jusqu'à une décision récente.

"Malgré un résultat net de 8,3 milliards d'euros en 2009, le groupe Total n'a rien versé au fisc français... en toute légalité", soulignait La Tribune le 20 décembre 2010.

"Préserver en France une capacité de raffinage importante"
Le député de Corrèze a déclaré soutenir l'intersyndicale de la raffinerie LyndellBasell. "Nous devons garder une capacité de raffinage et de transformation importante sur notre territoire. Nous devons préserver ce potentiel pour avoir une diversification de nos énergies", a-t-il jugé. La direction du groupe LyondellBasell basé aux Pays-Bas a annoncé la fermeture prochaine de cette raffinerie d'une capacité de 105.000 barils par jour, qui avait été mise en vente en mai sans trouver d'acquéreur.

Environ 370 emplois sont concernés. François Hollande a évoqué "celui qui est venu dans les usines pour les promesses et qui en paie le contrecoup", allusion directe à Nicolas Sarkozy dont il n'a jamais cité le nom, et à sa visite à Gandrange en Moselle. Une stèle y est désormais érigée pour rappeler les engagements non tenus du président de la République.

"C'est toujours bien quand les politiques, y compris en campagne, sont aux côtés de ceux qui les interpellent", a-t-il ajouté. "Je n'ai pas de mandat particulier, j'en recherche un, j'espère qu'il me sera donné. Pour quelques mois, je n'ai que le pouvoir de la parole", a-t-il conclu.

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