Emplois présumés fictifs de Penelope Fillon : l'Assemblée nationale va demander près de deux millions d'euros de dommages et intérêts

L'Assemblée nationale va réclamer environ 1,8 million d'euros au procès de François Fillon. Une somme qui correspond à l'argent dépensé en salaires, primes, indemnités et charges sociales et patronales.

François et Pénélope Fillon, le 20 mars 2017, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). 
François et Pénélope Fillon, le 20 mars 2017, à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).  (PATRICK KOVARIK / AFP)

L'Assemblée nationale, qui s'est constituée partie civile, va demander plus d'un million d'euros de dommages et intérêts au procès de François Fillon, a appris franceinfo, confirmant une information de BFMTV.

L'ancien candidat à la présidentielle de 2017 comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris à partir de lundi 24 février, et jusqu'au 11 mars, avec son épouse, Penelope Fillon, et son ancien suppléant à l'Assemblée, Marc Joulaud, pour détournement d'argent public, dans le cadre des emplois présumés fictifs de son épouse.

Des sommes réclamées si l'emploi est déclaré fictif par la justice

L'avocat de l'Assemblée nationale a fait les comptes et a calculé l'argent qu'a dépensé l'Assemblée nationale pour des salaires versés entre 1998 et 2013, avec des périodes d'interruption. Cette somme de 1 810 2019 euros correspond au chiffrage du préjudice de l'Assemblée nationale. "On a cumulé toutes les rémunérations qui ont été versées, à la fois les salaires, les primes, les indemnités, auxquels on a ajouté les charges sociales salariales et patronales", explique à franceinfo Yves Claisse, l'avocat de l'Assemblée nationale.

Ces sommes "versées par le budget de l'Assemblée nationale" se "répartissent en une part prépondérante concernant le parlementaire Marc Joulaud pour 679 000 euros, et pour le parlementaire François Fillon 401 000 euros", note Yves Claisse. Les avocats de la partie civile pourront exiger ces sommes si l'emploi de collaboratrice de Penelope Fillon est bien considéré fictif par la justice.