François Fillon s'en est pris mardi en meeting près de Clermont-Ferrand aux "leçons" du PS en matière d'emploi

Venu soutenir devant 2.000 militants son secrétaire d'Etat à l'Intérieur Alain Marleix, tête de liste UMP en Auvergne, le Premier ministre (qui sera mardi soir l'invité du 20h de France 2) a concentré ses attaques sur la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry.Il l'a accusée d'avoir pris la tête d'un "front du refus stérile".

François Fillon, entre Brice Hortefeux et Alain Marleix, en meeting à Clermont-Ferrand (8 mars 2010)
François Fillon, entre Brice Hortefeux et Alain Marleix, en meeting à Clermont-Ferrand (8 mars 2010) (AFP/THIERRY ZOCCOLAN)

Venu soutenir devant 2.000 militants son secrétaire d'Etat à l'Intérieur Alain Marleix, tête de liste UMP en Auvergne, le Premier ministre (qui sera mardi soir l'invité du 20h de France 2) a concentré ses attaques sur la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry.

Il l'a accusée d'avoir pris la tête d'un "front du refus stérile".

"Quand j'entends Mme Aubry dire de façon blessante que le président méprise les agriculteurs j'ai envie de répondre que celle qui a imposé les 35 heures n'est pas la mieux placée pour se faire l'avocate des hommes et des femmes qui travaillent 70 heures par semaine dans leurs exploitations!", a-t-il lancé.

Vantant le travail de son gouvernement pour "créer les conditions de modernisation de l'agriculture française", il s'est aussi félicité de son action en faveur de l'industrie. "Où était la politique industrielle de la gauche entre 1997 et 2002, quand Lionel Jospin disait qu'il n'y avait rien à faire devant la fermeture de (l'usine Renault) Vilevoorde et surtout devant le mouvement de délocalisation de toutes les activités de production de Renault", a-t-il raillé. "Ils n'ont pas eu de politique industrielle. Mais la décision la plus grave, celle qui a occasionné notre décrochage par rapport à la politique industrielle allemande, ce sont les 35 heures", a-t-il insisté.

Sur l'emploi aussi le Premier ministre a rejeté les critiques du PS, affirmant que même s'il demeure élevé "le taux de chômage est revenu au niveau où il était en 1999", à une époque où "le taux de croissance était de 3%".

Accompagné à la tribune du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, longtemps pressenti pour prendre la tête de la campagne en Auvergne avant de renoncer à la demande de Nicolas Sarkozy, François Fillon a aussi récusé les "leçons" du PS en matière de lutte contre la délinquance.

"En 2002, après cinq années de gestion socialiste, la délinquance générale avait augmenté de 15 % et seule une affaire sur quatre était élucidée. Sept ans après, grâce à Nicolas Sarkozy, grâce à l'engagement aujourd'hui de Brice Hortefeux, la délinquance générale a reculé, et on élucide plus d'une affaire sur trois", a-t-il assuré.

Le ministre de l'Intérieur - après avoir remis, parmi d'autres cadeaux de bienvenue, un couteau à François Fillon et un fromage Saint-Nectaire au secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand - a jugé qu'il était "temps de faire taire les professionnels du pessimisme".

Alors que les sondages sont mauvais pour la majorité, qui contrôle aujourd'hui seulement deux régions sur 24, Xavier Bertrand a assuré qu'une "dynamique nouvelle" était "en train de se lever", et pas seulement en Alsace, où plusieurs enquêtes donnent le maintien de la région à droite.