François Bayrou exclut d'entrer au gouvernement Ayrault

Dans une interview à Direct Matin, lundi 4 juin, François Bayrou exclut d'entrer dans le gouvernement Ayrault. On "ne peut participer à un gouvernement que si l'on est pleinement d'accord avec ses options principales", explique le président du MoDem.

François Bayrou exclut d\'entrer au gouvernement Ayrault.
François Bayrou exclut d'entrer au gouvernement Ayrault. (PIERRE ANDRIEU / AFP)

Dans une interview à Direct Matin, lundi 4 juin, François Bayrou exclut d'entrer dans le gouvernement Ayrault. On "ne peut participer à un gouvernement que si l'on est pleinement d'accord avec ses options principales", explique le président du MoDem.

François Bayrou dans un gouvernement socialiste dirigé par Jean-Marc Ayrault ? Ce n'est pas d'actualité, répond, dans une interview à Direct Matin, lundi 4 juin, le président du Mouvement démocrate (MoDem) qui exclut ainsi toute entrée au gouvernement. L'explication ? Le leader centriste, candidat à sa réélection dans son fief béarnais mais en position difficile, répète qu'il a "des réserves sur le projet économique" de François Hollande.

Bayrou : "Je suis dans la position d'un interlocuteur libre"

Alors qu'il doit être reçu ce lundi à l'Elysée par François Hollande dans le cadre des consultations de ce dernier avec les responsables politiques avant le G20 de Mexico et le sommet de Rio sur le développement durable, il a salué cette initiative du chef de l'Etat. "Je suis dans la position d'un interlocuteur libre, avec un a priori positif", a assuré François Bayrou.

Et l'ancien candidat centriste à la présidentielle d'ajouter : "Je soutiendrai l'action du gouvernement quand elle ira dans le bon sens. Si ce n'est pas le cas, je le dirai. L'immense majorité des Français n'attendent pas aujourd'hui un affrontement de plus entre gauche et droite. Ils attendent une coopération entre les grands courants politiques pour sortir le pays de la crise. C'est mon état d'esprit."

Législatives : Bayrou n'envisage pas "l'échec comme hypothèse"

Le Béarnais "trouve bien que le président ouvre des discussions avec les grands courants du pays". "Et à l'Assemblée, fait-il valoir, il faudra des voix libres pour apporter un jugement qui ne soit pas systématiquement pour ou systématiquement contre, agressif ou soumis".

S'agissant de ses chances d'être réélu député, alors qu'il a à affronter un candidat PS et un candidat UMP, le leader centriste dit avoir "pleinement confiance en (ses) concitoyens des Pyrénées", et affirme n'avoir "jamais envisagé l'échec comme hypothèse à examiner". A ce propos, espérait-il "un peu de clémence" du PS? "Je n'ai rien demandé, ni négocié. Toute ma vie, je me suis battu contre l'esprit partisan et le sectarisme qui sont les ennemis de la France", répond-il.

Rejetant "une cohabitation de guerre" qui serait "un trop grand risque pour la France" et la "paralysie", François Bayrou défend "l'idée d'une coopération et non d'un affrontement stérile".