VIDEO. Élections européennes : François Asselineau veut "se libérer d'un système ringard"

Le président de l'UPR, tête de liste pour le scrutin du 26 mai, a estimé jeudi sur franceinfo que l'Union européenne a "une vision du monde qui date du XIXe siècle".

FRANCEINFO / RADIO FRANCE

"Il s'agit de se libérer d'un système ringard", a expliqué sur franceinfo jeudi 23 mai François Asselineau pour justifier son ambition de "Frexit", c'est-à-dire la sortie de la France de l'Union européenne. "Le problème avec l'UE c'est qu'on est forcés d'avoir toujours le même avis à 28", a assuré la tête de liste UPR lors de la matinée de débats organisée par franceinfo à la Maison de la radio avant le scrutin du 26 mai.

franceinfo : Vous défendez une sortie de l'Union europénne de la France, le "Frexit". En quoi la France serait-elle plus forte pour résister à la compétition économique internationale sans l’Union européenne ?

François Asselineau : La France ne sera pas toute seule ! Elle s’alliera avec des pays ayant le même intérêt qu’elle. Le problème avec l’UE c’est qu’on est forcés d’avoir toujours le même avis à 28.

Pourquoi ne pas réformer les règles ?

Il faudrait que tous les Etats soient d'accord mais les petits pays, notamment le Luxembourg ou Malte, n'accepteront pas de laisser tomber la règle de l’unanimité. Cela revient à dire qu’ils ne sont plus du tout souverains. Il s’agit de se libérer d’un système qui est ringard, d’une vision du monde qui date du XIXe siècle. Au troisième millénaire, nous sommes en faveur des coopérations internationales, en particulier avec les pays de la francophonie dont on ne parle jamais et dont on devrait parler parce qu’il y a des liens qui nous permettraient de peser d’avantage sur la scène internationale. Ils permettraient aussi de mieux régler la question des migrations.

Selon plusieurs sondages, les Français ne souhaitent pas le retour au franc...

De toute façon, l'euro va exploser parce que toutes les monnaies plurinationales ont toujours explosé. (…) Si l'on regarde le solde de la balance courante à l’intérieur de la zone euro, on constate que le système Target2 [système de paiement de la banque centrale européenne, qui permet la libre circulation des flux de monnaie transfrontaliers] n’est pas viable. La meilleure preuve de cela, c’est que les Allemands refusent systématiquement ce que leur demandent Emmanuel Macron et un certain nombre de pays du Sud, c’est-à-dire la mutualisation des dettes à l’intérieur de la zone euro. Les Allemands ont déjà fait leur deuil de la survie de l’euro à long terme.

Le président de l\'UPR, François Asselineau, lors de la matinée de débats sur les élections européennes organisée par franceinfo à la Maison de la radio, jeudi 23 mai.
Le président de l'UPR, François Asselineau, lors de la matinée de débats sur les élections européennes organisée par franceinfo à la Maison de la radio, jeudi 23 mai. (FRANCEINFO / RADIO FRANCE)