Photo de Macron aux Antilles : "Le doigt d'honneur n'était pas contre le président", témoigne l'un des deux jeunes hommes

Dans le journal "Le Parisien", le cousin du jeune homme qui a effectué un doigt d'honneur à côté du président de la République assure que le geste n'était pas destiné au chef de l'Etat.

Le selfie d\'un jeune et de son cousin avec Emmanuel Macron, à Saint-Martin, dimanche 30 septembre.
Le selfie d'un jeune et de son cousin avec Emmanuel Macron, à Saint-Martin, dimanche 30 septembre. (DR / TWITTER)

"Ce n’était pas du tout contre le président", assure au Parisien Réaulf Flemming, lundi 1er octobre. Le jeune homme, à droite sur la photo, défend son cousin Dimitri auteur d'un doigt d'honneur à côté d'Emmanuel Macron lors de la visite présidentielle sur l’île de Saint-Martin. Le cliché, publié sur Instagram, a créé la polémique en France. Marine Le Pen a notamment qualifié ce geste "d’impardonnable".

"Il a juste fait ça pour le style"

"Le doigt d’honneur, je sais que ce n’est pas bon", confie au Parisien le jeune homme de 22 ans. "Sur le moment, il a juste fait ça pour le style. Il a fait ça envers les gars qui ne veulent pas qu’on avance dans la vie… Pour les gars qui n’aiment pas nous voir avec le président." Dimitri, 19 ans, a par la suite publié la photo sur les réseaux sociaux. Mais, selon son cousin, il n'apprécie pas la tournure des événements : "Je pense qu’il regrette que tout le monde parle de ça et que ça cause des problèmes au président."

Le président est comme un grand frère pour nous. On l’aime beaucoup, c’est un homme bon.Réaulf Flemmingau "Parisien"

Réaulf Flemming est un ancien braqueur récemment sorti de prison. Il a pu échanger avec Emmanuel Macron lors de la visite présidentielle dans Quartier d'Orléans, l'un des villages les plus pauvres de l'île : "On était tellement content qu’il vienne voir ce qui se passe vraiment ici. Après cette rencontre, je me suis senti bien. C’est la première fois que je le vois et que j’ai pu lui parler. Il a dit qu’il allait m’aider à trouver du travail et aider ma mère malade."