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Le parti indépendantiste corse de Talamoni dénonce les discours "haineux, provocateurs et méprisants" de Macron

Dans un communiqué, Corsica Libera accuse notamment le président de la République de s'être livré à un "amalgame offensant" en tentant de mettre les assassins du Préfet Erignac sur le "même plan que des terroristes islamistes".

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France Télévisions
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Emmanuel Macron parle avec le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni et le président de l'Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, le 7 février 2018, à Bastia. (HAMILTON DE OLIVEIRA / AFP)

Les indépendantistes corses sont en colère. Corsica Libera, le parti indépendantiste présidé par Jean-Guy Talamoni, a dénoncé, samedi 10 février, les discours "haineux, provocateurs et méprisants" d'Emmanuel Macron cette semaine en Corse. Le communiqué des indépendantistes, rédigé à l'issue d'un rassemblement à Bastia, accuse même le président de la République "révisionnisme" et de "négationnisme".

Corsica Libera a notamment critiqué "l'amalgame offensant" visant à mettre les assassins du Préfet Erignac "au même plan que des terroristes islamistes". Mardi, à Ajaccio, à l'occasion du 20e anniversaire de la mort du préfet, Emmanuel Macron avait souligné "la lâcheté" de ses assassins, coupables "d'un de ces actes de terrorisme" dont la France a eu "récemment à subir la barbarie".

L'exigence d'une amnistie pour les prisonniers corses

Face à "l'attitude négationniste de la question corse" manifestée selon Corsica Libera par le chef de l'Etat, "la seule voie permettant de tourner définitivement la page d'un conflit politique vieux de plus de 40 ans est de reconnaître sa dimension éminemment politique". Le parti indépendantiste demande ainsi le rapprochement des prisonniers, y compris les trois membres du commando Erignac, et leur amnistie. Si cette dernière option a été écartée par le président de la République, il a laissé la porte ouverte à un rapprochement des détenus corses dans l'hexagone.

Concernant le statut de résident, défendu par les nationalistes pour réserver le foncier corse aux habitants de l'île depuis au moins cinq ans, Corsica Libera a nié que celui-ci soit "une impasse juridique", comme l'a affirmé Emmanuel Macron. Refusant le "discours néo-colonial" du chef de l'Etat, ainsi que "sa mauvaise fois, son mépris et sa condescendance", Corsica Libera a appelé "l'ensemble du peuple corse à rester mobilisé" et à soutenir ses élus.

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