Économie : qu’attendent les salariés menacés du nouveau gouvernement ?

Les entreprises GM&S et Mim sont toutes les deux en grande difficulté, mais elles n’ont pas obtenu les mêmes soutiens de la part des pouvoirs publics. Quels espoirs placent-ils dans le nouveau gouvernement ?

France 3

Grâce aux nouvelles commandes des constructeurs automobiles PSA et Renault, GM&S a évité la liquidation judiciaire, pour le moment. Un sursis obtenu grâce à l’appui du gouvernement et à la manière forte : les salariés avaient piégé leur usine et avaient lutté pendant 6 mois. Les syndicats de GM&S ont donc été les premiers à être reçus par le nouveau ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Peu ont voté pour Emmanuel Macron et certains voient dans le sauvetage de leur usine un simple coup électoral.

Les ex-Mim espèrent le soutien du gouvernement pour leur projet de SCOP

Mais élection ou pas, les salariés de Mim n’ont eu aucun contact avec le nouveau gouvernement, alors que l’enseigne de prêt-à-porter vient d’être placée en liquidation judiciaire. "Macron, on l’a souvent sollicité, on l’a vu à Whirlpool, mais chez nous il n’est pas venu…", déplore une ex-salariée. Une partie des salariés souhaiteraient reprendre l’entreprise, avec un projet de SCOP, et ils espèrent le soutien du nouveau gouvernement.

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Devant le site de GM&S Industry à La Souterraine (Creuse), le 22 mai 2017. 
Devant le site de GM&S Industry à La Souterraine (Creuse), le 22 mai 2017.  (PASCAL LACHENAUD / AFP)