Débat d'entre-deux-tours : un rituel périlleux depuis 1974

Pour rassurer son camp et convaincre les indécis, les candidats doivent réussir l'exercice du débat d'entre-deux-tours de la présidentielle ce mercredi 3 mai. Depuis 1974, chaque débat a laissé une petite phrase dans la mémoire collective.

C'est le moment que tout le monde attend du débat de ce mercredi 3 mai, au soir, la petite phrase qui va rester dans l'Histoire. Un rituel depuis 1974. À l'époque, Valéry Giscard d'Estaing prend l'ascendant sur François Mitterand grâce à cette fameuse tirade : "Vous n'avez pas, M. Mitterand, le monopole du cœur". Ces petites phrases sont généralement préparées à l'avance.

Les débats n'ont jamais fait basculer l'opinion publique  

Sept ans plus tard, François Mitterand tient sa revanche et qualifie Valéry Giscard d'Estaing "d'homme du passif". Pour les candidats, il s'agit donc d'attaquer tout en gardant une certaine maîtrise. Un exercice périlleux qui donne l'avantage à Nicolas Sarkozy en 2007 face à la colère de Ségolène Royal.

Jusqu'ici, les débats n'ont jamais fait basculer l'opinion publique de manière massive, mais ce soir le contexte est particulier. Il y a cinq ans, le débat entre Nicolas Sarkozy et François Hollande avait réuni près de 18 millions de téléspectateurs.

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Débat télévisé entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, le 2 mai 2012.
Débat télévisé entre François Hollande et Nicolas Sarkozy, le 2 mai 2012. (PATRICK KOVARIK / POOL)