Le couple frappé par Alexandre Benalla place de la Contrescarpe est sorti de garde à vue et sera convoqué prochainement au tribunal

Après avoir été entendu mardi, le couple avait été placé en garde à vue pour les jets de projectiles envers les forces de l'ordre. Le jeune homme et la jeune femme seront prochainement convoqués pour être jugés par le tribunal correctionnel de Paris. 

Alexandre Benalla (casqué, au centre) et Vincent Crase (à gauche, lunettes sur le crâne), sont intervenus en maîtrisant violemment des manifestants, le 1er mai à Paris, alors qu\'ils n\'étaient qu\'en observation aux côtés des forces de l\'ordre.
Alexandre Benalla (casqué, au centre) et Vincent Crase (à gauche, lunettes sur le crâne), sont intervenus en maîtrisant violemment des manifestants, le 1er mai à Paris, alors qu'ils n'étaient qu'en observation aux côtés des forces de l'ordre. (NAGUIB-MICHEL SIDHOM / AFP)

La garde à vue du couple violenté par Alexandre Benalla sur la place de la Contrescarpe, le 1er mai à Paris, s'est terminé mardi 2 octobre en début de soirée. Ils étaient entendus depuis le matin pour des jets de projectiles envers les forces de l'ordre a appris franceinfo auprès de son avocat. 

Le couple a lancé une carafe sur les CRS 

Convoqué dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris pour "violences contre les forces de l'ordre", le couple avait été placé en garde à vue un peu après 10h. Le jeune homme et la jeune femme seront prochainement convoqués pour être jugés par le tribunal correctionnel de Paris, a précisé leur avocat Me Sahand Saber. 

"Ils ont, une nouvelle fois, reconnu les faits qui leur sont reprochés et présenté leurs excuses. Aucune plainte n’a été déposée contre eux par les forces de l’ordre et celles-ci n’ont eu à déplorer aucun blessé dans leurs rangs", précise l'avocat sur twitter. 

Concernant la garde à vue, Me Sahand Saber estime qu'il s'agit d'une mesure "excessive et disproportionnée", dont il dénonce la "brutalité", face à des faits qui ont été reconnus par ses clients. Tous les deux ont avoué avoir jeté des projectiles sur les forces de l'ordre et affirme être venu boire un verre dans le quartier et s'être retrouvé face à des CRS en train de charger.

23 personnes entendues dans les prochains jours

Au total, 23 personnes doivent être entendues dans le cadre de l'enquête sur les violences envers les policiers. Cinq d'entre elles, dont le couple, étaient convoquées mardi matin. Ils ont tous été placés en garde à vue.