Affaire Benalla : Valérie Rabault (PS) va demander à la commission d'enquête "d'inviter" Emmanuel Macron "à s'exprimer"

La présidente du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale n'était pas favorable à cette audition du président. "Mais puisqu'il a l'air de vouloir s'exprimer, je ferai la demande", a-t-elle expliqué mercredi sur franceinfo.

Valérie Rabault, la présidente du groupe Nouvelle Gauche à l\'Assemblée nationale, durant une séance de questions au gouvernement, le 29 novembre 2017.
Valérie Rabault, la présidente du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale, durant une séance de questions au gouvernement, le 29 novembre 2017. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Invitée de franceinfo mercredi 24 juillet, la présidente du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale, Valérie Rabault, a annoncé qu'elle allait demander à la commission d'enquête sur l'affaire Benalla "d'inviter" Emmanuel Macron "à s'exprimer devant elle""Je n'y étais pas forcément favorable, parce que je pense qu'il faut un respect strict de la séparation des pouvoirs, mais puisque le président de la République a l'air de vouloir s'exprimer, je ferai la demande que la commission d'enquête puisse inviter le président de la République à venir s'exprimer", a expliqué Valérie Rabault.

Le chef de l'Etat est sorti de son silence dans l'affaire Bernalla mardi soir devant son gouvernement et sa majorité parlementaire, réunis à la Maison de l'Amérique latine de Paris. "Le seul responsable, c'est moi et moi seul", a-t-il notamment affirmé.

Je ne sais pas qui ment, mais il y a quelqu'un qui ment.Valérie Rabault, présidente du groupe Nouvelle Gauche à l'Assemblée nationale

"Il [Emmanuel Macron] ne fuit pas ses responsabilités, sans doute pas", a réagi Valérie Rabault, "mais ce qui est sûr, c'est que ses propos sont en contradiction avec ceux de son directeur de cabinet [Patrick Strzoda] prononcés devant la commission d'enquête et sous serment", a-t-elle pointé du doigt.

Alors que le président du groupe LR, Christian Jacob, a annoncé le prochain dépôt d'une motion de censure contre le gouvernement, Valérie Rabault a expliqué être "dans la démarche de faire travailler et fonctionner la commission d'enquête". "Et sur la base des éléments que nous allons accumuler, nous déciderons si, oui ou non, il est opportun, soit de déposer une propre motion de censure, soit d'en voter une. Mais on ne peut demander une commission d'enquête et en même temps déposer une motion de censure qui, de facto, bloque la commission d'enquête", a-t-elle expliqué.