Affaire Benalla : tension maximum à l'Assemblée nationale

Les partis d'opposition ont suspendu leur participation à la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'Affaire Benalla. Ils préparent deux motions de censure.

FRANCE 3

La majorité, rien que la majorité. Les travaux de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur l'Affaire Benalla ont repris, mais sans l'opposition. Hier, jeudi 26 juillet, tout a explosé en vol, à la suite de la demande de la droite et de la gauche d'auditionner certaines personnalités liées au dossier, ainsi que des collaborateurs de l'Élysée. Face au refus de ces demandes, le co-rapporteur de la commission, Guillaume Larrivé, annonce son départ, qui estime que l'Élysée souhaite "torpiller" les travaux de la commission. Ce à quoi la présidente de la Commission des lois, Yaël Braun-Pivet, a répondu que les députés La République en Marche honoraient leur fonction.

Deux motions de censure

Pour ajouter à ce tumulte, deux motions de censure seront proposées au vote. Une mardi 31 juillet, initiée par Les Républicains, et une seconde, est encore en discussion à gauche, entre socialistes, communistes et insoumis. Si ces motions de censure ne peuvent pas obtenir de majorité, elles donneront lieu à des débats tendus autour de l'affaire Benalla.

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Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission d\'enquête sur l\'affaire Benalla (au centre), le 23 juillet 2018 lors de l\'audition de Gérard Collomb.
Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission d'enquête sur l'affaire Benalla (au centre), le 23 juillet 2018 lors de l'audition de Gérard Collomb. (MAXPPP)