Ecologie : François Hollande promet des "actes forts"

La 3e conférence environnementale s’est ouverte jeudi par un discours du président de la République. Le rendez-vous, créé en 2012 par François Hollande, a cette année pour but de fixer la ligne environnementale du gouvernement pour les 12 prochains mois, mais aussi de préparer la conférence climat de l’ONU en décembre 2015.

(Bousculé sur l'écotaxe, le barrage de Sivens ou l'aéroport Notre-Dame-des-Landes, le Président veut reprendre la main sur les dossiers environnementaux © Maxppp)

Cap sur l'écologie pour la seconde partie du quinquennat de François Hollande. Lors de son discours jeudi en ouverture de la 3ème conférence environnementale, le président de la République ne s’est pas contenté de promettre davantage de discussions sur les questions environnementales à travers des référendums locaux. Il a aussi voulu marquer l’ouverture d’une nouvelle phase de son mandat dans laquelle l’écologie, en particulier la question du réchauffement climatique, prendra une place importante à travers des "actes forts ".

"La France doit être exemplaire" : François Hollande en ouverture de la troisième conférence environnementale
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Objectif Paris 2015

"La France doit devenir exemplaire ", a déclaré François Hollande, qui a annoncé la création de 15.000 emplois d’avenir dans le secteur de l’environnement en 2015 "sans critères de diplôme". Autre mesure : la création d’un fonds de financement de 1,5 milliard sur trois ans. Alimenté par le programme d’investissements d’avenir et les dividendes que l’Etat reçoit du secteur de l’énergie, le fonds devra trouver d’autres ressources puisque le projet de loi prévoit un financement de 10 milliards d’euros.

Indécis sur le nucléaire, accusé d’avoir reculé sur l’écotaxe, le chef de l’Etat souhaite se refaire en obtenant un grand accord international lors de la conférence climat de l’ONU qui se tiendra en décembre 2015 à Paris. François Hollande entend tirer part de la stratégie du nucléaire de l’Allemagne (qui la pousse à développer les centrales à charbon) et de la responsabilité de Washington dans l’échec de la conférence de Copenhague en 2009 pour donner de la France l’image d’un pays en pointe dans la lutte climatique.

Fraîchement converti

Déjà lors de sa tournée en Océanie, il y a quelques jours, François Hollande avait évoqué à de nombreuses reprises la question du réchauffement climatique et déclaré vouloir mener "la guerre du climat ". Une conversion aux thématiques vertes sur laquelle il est revenu jeudi : "On me demande quand je suis devenu écologiste. A partir du moment où je suis arrivé aux responsabilités du pays. Car il faut aussi laisser sa trace. Et la trace que nous allons laisser tous ensemble, c’est un accord historique sur le climat. "

"Il faut savoir laisser sa trace" : François Hollande en ouverture de la troisième conférence environnementale
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Une trace qui permettrait sans doute au chef de l’Etat de gagner quelques points de popularité et, peut-être, de renouer avec des Verts jusqu’ici sceptiques quant à sa sincérité sur le sujet. Rendez-vous est donc pris pour décembre 2015.